17 juin 2008
Louis XVI chante Phoenix
La question
Pourquoi ce titre énigmatique : "Louis XVI chante Phoenix" ?
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Indice historique : un beau jour (ou était-ce une nuit), le futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette dans une chapelle du château de Versailles. Indice cinématographique : En 2006, Sofia Coppola tourne le magnifique "Marie-Antoinette" avec des milliers de Macarons et des converses en guise d'accessoires. Indice généalogique : Sofia Coppola, fille de Francis Ford et soeur de Roman, est aussi cousine de Jason Schwartzman qui joue le rôle du roi aux côtés de Kristen Durnst. Jason Scwartzman est le fils d'"Adriennnnnnne", épouse de Rocky I, II, III, IV et V (Talia Shire) Indice People : En 2005, Sofia Coppola s'éprend de Thomas Mars, leader du groupe Versaillais, Phoenix (copains de Air).
La réponse
Pas besoin d'être le grand inspecteur Barnaby (ou Arnoby...) pour comprendre qu'il s'agit d'un article sur "Nighttiming" le premier album de "coconut records", le groupe de Jason Schwartzman qui s'amuse à jouer comme Phoenix.Tout est question d'influences, qu'on se le dise...
Le Louis XVI californien chante avec Kristen Dunst (sur deux titres et très jolie voix d'ailleurs...), joue de tous les instruments et propose une musique efficace et mélodieuse... Touche à tout de génie (acteur, scénariste et maintenant chanteur multi-instrumentiste), Jason est certainement capable de monter sans râler un meuble Ikéa !
Rassurons-nous : il est pas bien grand (ce qui est un handicap au montage Ikéa) et pas bien beau (ce qui est une remarque vraiment méchante et gratuite et selon un sondage auprès des femmes qui m'entourent, franchement injustifiée...).
Ce disque de chevet (qui ne le restera pas...) répond tout à fait à mon besoin de musique immédiate, efficace, jouée comme du Beatles sur le toît de l'immeuble Apple, au moment où les garçons dans le vent revenaient au son brut et moins produit. Tout ça est enthousiasmant !
Non? Regardez le premier clip avec une formidable performance à roulettes et le second en (très) gros plan.
L'inspecteur Arnoby l'a trouvé pour vous !
13 mai 2008
Bela Lugosi au soleil
Que faire le week-end quand on est vampire ? Telle est la question que pourrait soulever le nom de ce groupe pop-rock venu de New York, Vampire Weekend...
Visionne-t-on l’intégrale de Bela Lugosi et autres Christopher Lee ?
Aiguise-t-on ses incisives dans l’attente de nuits meilleures ?
Danse-t-on sur les hymnes de Vampire Weekend qui n’a de gothique que le nom ?
Un conseil : vampire ou non, précipitez-vous sur cet album aux sonorités pop et world, la rencontre entre des percussions africaines et une pop plus anglaise qu’américaine. La presse les acclame, Internet les diffuse, les fans se multiplient... Tous saluent cette révélation et ce son qui emprunte indifféremment aux Beatles (l’orgue de Penny Lane et Strawberry fields forever), à Paul Simon, à Police, aux Talking heads (les premiers à avoir mêlés des sonorités pop à des instruments world) et en cherchant bien au "lodger" de David Bowie (ouf, je l’ai cité !).
Ce premier album est d’une fraîcheur et d’une simplicité qui rappelle les premiers pas de groupes comme Belle and Sebastian. A l’écoute (en boucle) de ce premier essai, un seul mot s’impose : POP ! Le plaisir est immédiat, la musique, authentique...
Sur la pochette, un lustre. Sur le disque, 11 soleils, dont le magnifique "M79" et le premier extrait à écouter ci-dessous : "a-punk".
12 avril 2008
Entre Scott et Echo
Voici le nouveau projet du leader d'Arctic Monkeys fortement influencé par le grand Scott Walker et les moins grands de Echo and the Bunnymen : the last shadow puppets avec leur premier single, the age of understatement!
06 mars 2008
Jarvis & Beth
Voici un duo très réussi : le dandy du groupe Pulp, Jarvis Cocker, et la chanteuse de The Gossip.
Temptation !
02 mars 2008
Sea, sex and sun (after all)
C'est un marronnier avant l'heure, le gagne pain des magazines conçus sous mode "xerox", la préoccupation de "Elle" et celle du parisien qui ose les lunettes de soleil dès les premières lueurs du printemps : L'été arrive et personne n'a pensé vous prévenir ! (sauf moi !)
Que faire? Vous inscrire dans une salle de sport, aller à la piscine pour essayer des maillots? Abandonner la partie et rester sur cet échec cuisant? Une solution moins dangereuse s'impose pourtant : Sébastien Tellier et son dernier album "sexuality". De la danse pour perdre des kilos, de la détente sur une chaise longue avec cocktail et chauffage à fond, et du sexe plein l'Ipod. Faut l'admettre, cette solution ne fait pas l'unanimité : mes collègues m'ont rué de coups lorsque les premières notes de "roche" ont retenti. Les insultes ont fusé : Sous-Indochine, Alain Chamfort du dimanche, Christophe en mieux et c'est dire que c'est nul, Jean-Michel Jarre dans le plus simple appareil... J'ai eu beau me faire avocat des sons pourris des années 80, du second degré du bonhomme Tellier, de la présence d'un Daft Punk à la production, de la couv' des Inrocks'. J'ai dû distribuer des sanctions disciplinaires pour calmer les esprits. Depuis, tout va mieux, l'ordre est rétabli. "sexuality" est léger, moite et n'a aucune autre prétention que celle de trouver les notes les plus suaves en harmonie avec les émois estivaux. C'est évidemment moins percutant que la "ritournelle" de l'album précédent, "politics", mais l'ensemble est très plaisant et délassant.
Avec sa chemise débraillée de Gainsbarre et son robot de compagnie, Sébastien Tellier ravive les sons les plus 80's et la frivolité de la pop française des années 60. Superficiel, oui. Comme une balade à Biarritz, une chanson italienne avec un refrain à la rondo venezziano et un final avec des paroles entêtantes... Au milieu, un hommage au sport sexy en short en mousse. Et en photo, un clin d'oeil au film "Phantom of the paradise" de Brian de Palma.
Gainsbourg, Daft Punk, Brian De Palma. Superficiel? Pas tant que ça, après tout!
26 décembre 2007
La radiolina
Devendra Banhart est un habile recycleur : il pose une voix digne de Marc Bolan sur des rythmes brésiliens, des guitares folk sur des atmosphères envoutées et réussit un album à la fois varié (dans les couleurs) et homogène (dans sa qualité). Devendra Banhart est aussi un formidable manipulateur : son look sixties, sa cour quasi "warholienne" (Cocorosie, Anthony and the Johnsons...) résuscitent une posture Rock’n Roll jusque là oubliée. Des auditeurs peu scrupuleux pourraient y voir une imposture. Quelle erreur ! Cet artiste est extrèmement talentueux et hérite de critiques qu’on avait coutume de formuler à l’encontre de David Bowie, rien de moins... Devendra fait à la fois du folk, de la world music, du rock et du Devendra. Ce disque s’écoute comme une émission de radio diffusant perles et raretés des années 1970. Un album à l’ancienne avec craquements caractéristiques du 33 tours (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...), niveaux sonores hétérogènes poussant à la vigilance et mélodies imparables empruntant à la world music ses plus belles ambiances. On rêverait de trouver la fréquence de cette radio pour continuer à découvrir ces standards perdus...
10 décembre 2007
Ma préférence
1 2
3 4
5 6
7 8
9 10
Voici venu le temps des premiers palmares... Devendra Banhart, Elvis Perkins, PJ Harvey, Arcade fire, Daft Punk, Jay Jay Johanson, les chansons d'amour, Air, "the good, the bad and the queen" et Feist sont de vrais coups de coeur. Selon moi, Devendra domine vraiment l'ensemble... Voici un de ses titres et ensuite une playlist de quelques uns des meilleurs titres de l'année.
14 novembre 2007
Dansons en noir et blanc
La neige approche, les manteaux noirs se remettent. Le noir et blanc revient à la mode... Pour nous réchauffer, dansons comme Sami Frey, Anna Karina, Claude Brasseur pris sur le fait par J.L. Godard pour le film "bande à part". 1964 : souvenirs de la nouvelle vague : ces trois énergumènes traversent le Louvre en un temps record (une course mémorable dans les salles du musée..), puis danse quelques instants... L'année dernière, le groupe Nouvelle vague a eu l'intelligence de détourner cette scène pour la vidéo de "Dance with me". J'avoue j'adore. Et vous?
25 octobre 2007
Le sacré et le diaphane
Polly Jean Harvey et Björk : deux figures féminines de la scène musicale internationale qui ont su imposer leur style depuis le début des années 1990. Deux chanteuses marquantes, qui en cette année 2007 ont sorti deux albums : l’un dans la continuité (Volta de Björk) et l’autre en rupture, "White Chalk". Au commencement de sa carrière, PJ Harvey se distingue avec un premier album rèche et percutant "Dry", la voix crue d’une jeune Patti Smith et la guitare à vif. Ensuite, PJ Harvey charme le public en robe rouge sur la vidéo de "down by the water", collabore avec Thom Yorke, le chanteur de Radiohead et Tricky pour un trip-hop endiablé. Au cours d’une de ses tournées, elle séduit même Jean-Louis Murat qui lui dédie une chanson sur son album "Mustango"(J’avais rêvé de poursuivre sur des rochers luisants le galurin de PJ, Galure rouge sang. Profilée dans ses étoffes, elle hâtait le pas, elle embrasa comme fastoche toutes nos haies de lilas"). Aujourd’hui, c’est la rupture : PJ Harvey apparaît diaphane et romantique sur la pochette de son nouvel album, sa voix est plus aigüe qu’à l’accoutumée, la guitare laisse la place à un piano et au banjo, le ton est plus fragile, épuré à l’extrême, en un mot, proche du sacré... et des derniers disques de Björk (comme on se retrouve...)! PJ Harvey n’est plus à la poursuite d’une forme de rock percutant mais bien dans une quête de la beauté dans son plus simple appareil. Un disque fragile qui rappele aussi par endroit les chansons de Thom Yorke. Des larmes n’ont jamais été aussi belles !
21 octobre 2007
Tête de Piaf !
Voici un court métrage d'animation adorable. Et pourtant , je n'aime pas Piaf... mais "A quoi ça sert l'amour?"

















