ARNOlog

Journal peu intime...

14 janvier 2010

L'homme qui murmurait à l'oreille des pharmaciens

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L'économie "bébé" est en plein boom (baby, boom). Pas de crise. Selon une enquête menée par un papa usager (et fatigué) dans les pharmacies les plus célèbres du 5ème arrondissement, de nombreux clients malades ou bien portants tiennent en main un biberon en verre "100% free bisphénol", du lait pré, 1er âge, 2ème âge,transit, hypoallergénique, tous en poudre à diluer avant injection, des cotons qui ne peluchent pas, des tétines pré, 1er âge, 2ème âge, des crèmes de jour et de minuit pour adultes afin d'affronter les ravages de nuits passées à bercer... Dis-moi ce que tu oses demander à ton pharmacien, je te dirai l'âge de ton bambin.

Après avoir pris conseil auprès de sage-femmes, de puéricultrices, de passantes, de parents, d'amis, il restait à obtenir l'avis des pharmaciens, ô combien précieux pour continuer à se perdre dans le croisement d'informations. Conseil d'une amie : "écoute et choisis ce qui t'arrange". Chacun donne aimablement des noms de produits à trouver dans le réseau des pharmacies parisiennes. Attention, certains produits sont rares. Si vous les trouvez, pensez à les revendre sous le manteau ou sur ebay. Un bénéfice est possible, voire plus que probable. Dans ces cas, le suspens est intense. Une fois avoir murmuré une requête à l'oreille du pharmacien, celui-ci dodeline de la tête, a de vrais doutes, le produit est insolite et pas remboursé. L'usine a dû fermer dans les années 1970. Il reste parfois une boîte coincée, oubliée, tel le petit maïs qui pleure dans la pub d'être délaissé dans la boîte de conserve... Sauvons le produit poussiéreux des étagères des réserves pharmaceutiques ! Voilà une belle cause...

Pour finir, souvenons-nous dans un grand snif de tendresse générationnel de cette scène de "Trois hommes et un couffin"...




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07 janvier 2010

Impressions parents s'levant

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Dans les magasins au doux parfum d'huiles essentielles, des simulateurs d'aube s'arrachent aux premières heures de l'automne. Cette saison où le soleil s'échappe au profit d'une chute de feuilles et de moral est propice aux achats lumineux et thérapeutiques. Ces simulateurs ont la faculté de tromper votre réveil traditionnel en vous amenant en douceur et par la grâce d'une lumière progressive, vers le café, le jus d'orange et parfois quand c'est "fête", vers les craquinettes au chocolat... En bon bobo ne s'ignorant pas, j'ai tenté cette aventure. Elle n'était visiblement pas faite pour moi puisque chacun des modèles achetés a rendu l'âme dans d'atroces souffrances. Rendons particulièrement hommage au dernier d'entre-eux qui en guise d'adieu a brûlé sur le bûcher de ma table de nuit. Mes velléités naturelles aux doux parfum d'huiles essentielles se sont achevées là. 

Autre modèle encore bien plus naturel, le bébé, grand simulateur d'insomnies devant l'éternel. Pour un réveil également anticipé, permettant la fonction "repeat", le bébé a des sonneries variables : petits cris de souris, souffle plus ou moins puissant, pleurs désarmants qui vont crescendo avant de se loger dans l'épaule de papa ou maman. Ces ambiances sonores remplacent les battements d'aiguilles du "Dieu, sinistre, effrayant, impassible, dont le doigt nous menace et nous dit" réveille-toi !
Pas de dictionnaire des pleurs à la disposition des somnambules. Seule une enquête peut résoudre le problème et cela par élimination et déduction logique, élémentaire mon cher Barnaby : si couche changée et biberon vidé, le petit a besoin de réconforts... Alors, la tête quittant l'oreiller, le parent brave l'obscurité à la recherche d'une issue menant à la chambre du petit. Guidé par son sens auditif, il arrive devant le lit à barreaux et découvre une bouche grande ouverte et au bout de quelques instants de flatterie et de cajolerie, deux yeux grands ouverts, signe d'une forme éclatante. Que voient ces yeux ? pas grand chose, paraît-il. Ils ne manquent rien... le parent est cerné et un peu ébouriffé à cette heure où habituellement se croisent les fêtards, les insomniaques et les bébés.

Ne serait-il pas beau de réunir tout ce beau monde autour d'un café, d'un jus d'orange, d'un biberon... Nous pourrions comparer nos cernes, nos rêves et échanger sur les vertus des huiles essentielles et des craquinettes au chocolat. 

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03 janvier 2010

La tétée infernale

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Le nid de la Pitié-Salpétrière est teint en bleu; les portes, les murs, les draps... L'oisillon est prié d'être mâle pour s'accorder aux couleurs de la maternité. Le petit bleu est de ce fait fort bien assorti à son environnement, qu'il en soit remercié. Dans sa capsule transparente à roulettes, vêtu d'un pyjama "star trek" trop grand pour lui et d'une turbulette pour le turbulent qui sommeille en lui, le petit se trémousse aux premières minutes de son sommeil. Sous le regard embué de ses parents et celui, blasé, des puéricultrices (au demeurant très sympathiques), il progresse dans ses rêves, projette dans un mouvement brusque ses menottes vers le ciel. Il veut décrocher les étoiles, c'est certain. Il en imagine à raison dans mes yeux. Ouf, mes lunettes me protègent des griffes de ce prédateur en couche (au demeurant terriblement mignon).   

Oui, parlons de nid. Pendant trois jours, les heureux parents et la progéniture ont la joie de vivre ensemble dans un petit 10 m2. Les petites surfaces ont ceci de joli qu'elles rapprochent les êtres, l'expérience est vérifiée... Le lit pour madame, un fauteuil dont le dossier peut s'incliner en grinçant pour monsieur, et un berceau translucide Starck pour le petit nouveau (je plaisante pour le designer, mais l'idée est bien là), voilà la composition du nid. Régulièrement, des visiteurs en blouse blanche ou verte ou bleue ou rose (mais quel est donc ce code couleur ?) frappent à la porte pour des motifs divers et incongrus : la tension de madame, le repas de madame, l'invitation au bain de petit monsieur, le photographe pour la famille au grand complet, et les conseils prodigués par tout ce petit monde; conseils qui seront confirmés ou infirmés grâce aux lectures préalables de "maman". Parmi les grandes interrogations de ce XXI ème siècle, soulevées durant ces rencontres en blouse : la question de l'allaitement. Voici un geste parfaitement naturel mais parfaitement compliqué pour un petit arrivé tôt et devant se nourrir de façon volontaire, déterminée et sereine... Sereine, ai-je dit, sereine ? Pas certain que ce terme soit applicable tant cette question a été au cœur des attentes les plus fébriles : le petit ayant tendance à s'endormir à table. Dans ces conditions, que faire ? Plusieurs possibilités :

1. Le changer avant... Les pleurs aidant à la concentration et à la férocité du petit
2. le laisser en body (oui, vous savez ces tenues avec des pressions dans tous les sens...). Ne pas ajouter le pyjama Star trek. Le petit doit avoir froid pour ne pas dormir
3. lui gratouiller le pied ou les deux pour stimuler le bonhomme
4. derrière la tête, c'est bien aussi, voire l'oreille
5. Dans les possibilités 3 & 4, gratouiller n'est pas caresser, voyons.
6. s'armer de patience, c'est bien aussi...

Dans cette mission à renouveler toutes les trois heures si ce n'est  à la demande, l'affaire est  juteuse, voire carrément laiteuse !!!

"blue, blue, electric blue, that's the colour of my room, where i will live, blue, blue " (Sound of vision, Bowie)...

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01 janvier 2010

Un homme et un couffin

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Quelques mois avant cette fin d'année débordante de gazouillis, d'aller-retours maternité-maison, en un mot comme en cent, de bonheur, j'écoutais le dernier album de Dominique A, "la musique". J'écoutais le premier titre "le sens". Et dans ce premier titre où il est question de sens que l'on donne à sa vie, je m'arrêtais toujours sur le passage où le sens attend sagement à la maternité... Même frisson à chaque écoute. Même sourire aussi quand s'insinuait le doux songe d'une arrivée triomphale à l'hôpital, bravant les embouteillages, les plaques de verglas, la pluie hivernale, les cotillons des réveillonneurs, et mes propres craintes.
De fait, ce qui devait arriver en 2010 est arrivé là, mardi dernier. L'événement qui devait être celui de la nouvelle année marquera en fait 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, etc...
Le petit a eu raison de nous surprendre. Que viendrait faire la ponctualité dans cette histoire ? Attendait-il le top départ ? M'a-t-il entendu dire "Je crois qu'on est prêt non, hein, et si on allait voir Avatar" ? A-t-il senti une pointe de jalousie quand la veille, je faisais les plus grands compliments à un petit d'amis ? Est-ce le délicieux cake au citron du 4 heures ? Est-ce la valise toujours vide ? Est-ce la (re)diffusion de "trois hommes et un couffin" ? Est-ce le plaisir de m'imaginer stopper le bus, courir après un taxi, galoper dans les escaliers, enfiler une blouse et... lui tendre les bras  ?

Il est dans la vie des générateurs d'histoires et de beaux souvenirs... C'est bien d'être arrivé avant l'heure, un coeur parfois s'habille si vite, pas besoin de ponctualité. Si je me sens aujourd'hui un peu comme Dark Vador poussant le bambin, je suis prêt pour l'histoire de Victor... Les aiguilles de l'horloge tournent, je file à la maternité...

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27 décembre 2009

Le poulet se cache pour mourir

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Les blogs se ferment autour de nous, délaissés au bord de la route, les statistiques en berne, les messages bloqués sur des dates déjà anciennes, parfois même estivales. La trace du maillot est fixée à jamais. Pas de panneaux "à vendre" ni "à louer", le propriétaire pose un mur et du "blanc d'Espagne" sur un dernier message qui gardera à jamais sa brûlante actualité. Il ne se savait pourtant pas aussi important à l'origine, ce petit message. Il était un écrit de plus, celui peut-être de trop. Il est le "soldat inconnu" du blog, choisi au hasard pour garder la flamme. Il serait pourtant opportun de bien choisir son mot final, comme on écrit les premières lettres de son roman. Un petit "merci"? Un "je vous aime tellement du fond du coeur" (à la Michael Jackson)? ou un "je ne vous dis pas adieu mais le coeur y est" ?
Et si, tout simplement, on effaçait tout. Un coup de blanco, un passage d'aspirateur sur les mots écrits sur les livres, disques et films des autres. Même sans grattoir, ce serait bien un blog-palimpseste. Réécrire sur ses propres mots effacés pour ne pas gâcher la toile si précieuse. Voilà un beau geste de développement durable. Mais, ne serait-il pas le moment de donner la parole aux blogs et à celui-ci en particulier ?

"  -  mon blog, il ne lui manque que la parole... Ah, s'il pouvait parler... "

Et bien oui, ce blog va vous parler, enfin...

"Je suis né le 26 juillet 2006 sous la plume d'Arnaud C. bibliothécaire de son état. A l'origine, j'étais un projet franchement professionnel, la maquette du site de la médiathèque dans laquelle il officie toujours et c'est sa joie. J'ai été alimenté en voyages, en livres, en disques et en films. Je ne suis pourtant qu'un faible reflet de ce qui se fait en la matière; Arnaud étant sujet à une fainéantise chronique et profonde. Il m'a affublé d'un poulet, mascotte absolue et il s'est caché derrière lui, le lâche. Un jour, j'ai voulu écrire moi-même ces mots "Facebook m'a tuer". J'étais délaissé. Les commentaires se raréfiaient. L'anonymat ne plaisait plus... J'étais au bord du précipice, j'étais à bout de nerfs, il ne me restait plus que mes pixels pour pleurer... Je feuilletais mes pages, les tournant une à une, relisant ses critiques, me disant que ces goûts d'hier n'étaient peut-être plus ceux d'aujourd'hui, songeant aussi que ses billets n'étaient que des prétextes pour parler d'autres choses. Je regardais au loin les "chez Gaëlle", "Clarabel", "Anne-Laure, duchesse à ..." tout en me disant qu'il n'était peut-être pas malin d'être né sous les doigts d'un homme... "De l'importance d'être constant"... pfff. La discipline n'était pas son fort et ne l'est toujours pas. J'aurais aimé être adopté, mais Gaëlle avait bien d'autres albums jeunesse à fouetter. Et voilà qu'un dimanche soir, après des mois de disparition, la surprise est de taille. Au moment où bien d'autres mettent les clefs sous la porte, il enlève les housses des canapés, ouvrent les fenêtres et se décident à réécrire quelques mots. Il parle d'Adieu, de merci, de Michael Jackson... Je me dis, "mon compte est bon, le pilon me guette". Et puis, au cours de l'écriture, je sens son sourire revenir, doucement, sensiblement, cela remonte ses moustaches courtes, il se dit "et si je ne grattais pas et j'écrivais au-dessus et pas dessus ?". Le poulet se réveille... Il a envie de bouger. Le voilà donc... "

C'est détestable un tel bavardage. Parlons bien, parlons fort, parlons bien et fort : je continue mais autrement. A bientôt !

Les activités du poulet durant ces vacances...

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9h30__arno_sort_de_sa_librairie_pr_f_r_e

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un grand merci à Mélanie qui a su offrir ce corps si musclé à ce gallinacé...


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07 novembre 2009

Petit "Thriller" entre amis

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Les repas entre amis ne laissent pas toujours les convives indemnes. La table joliment dressée et la délicatesse des mets n’empêchent pas les mots de trop de survenir au détour d’une phrase. La discorde peut même s’installer pour une histoire de saumon qu’on ose déguster sans la salade qui l’accompagne. Voici le premier pas de cette histoire : la fourchette de Lafayette, un journaliste, esquive le "vert" au profit du "saumon". Son hôte, Norman, professeur d’économie, n’en croit pas ses yeux. La femme de Norman, Suzanne et le doyen de l’université, Loch, ne prennent pas partie jusqu’au moment où l’accusation tombe des lèvres de Lafayette : Norman aurait volé le portefeuille d’un sans-abri. Stupeurs, tremblement des couverts, envolée vocale ! Les mots sont vils et bas. C’est Norman qui le pense. Lui, le premier narrateur de ce roman où on se coupe volontiers la parole. Suivront de nombreuses péripéties, souvent très drôles, des notes en bas de page économiques, des meurtres (?), des considérations sexuelles du meilleur cru et surtout de l’absurde érigé en grand art.

 

Iegor Gran, nous invite donc dans la tête de ces américains de la haute société, de l’intelligentsia qui se trompe, qui se cherche, qui se révèle dans toute sa bassesse, oubliant à l’occasion tous les beaux discours humanistes échangés dans les dîners en ville . Un peu David Lodge, un peu satiriste, l’auteur ficèle son histoire avec talent, avec un sens du rythme qui fait de lui un digne représentant de la littérature anglo-saxonne.... Anglo-saxonne ? C’est en cherchant le nom du digne traducteur que la découverte est la plus belle. Iegor Gran est français !

 

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14 septembre 2009

Pas que la piscine dans la vie !

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"La rentrée sera dynamique, enlevée et sportive". Oui, motivons-nous dès maintenant. Je suis déjà sur les starting-blocks et la tête sous l'eau très régulièrement. Voici des DVD, des romans, des BD, des chansons et des albums qui à défaut de vous muscler, vous proposeront de découvrir des activités sportives dans une chaise longue ou un fauteuil...


Commençons en musique...


 

Outre les hymnes interprétés avant les manifestations sportives et les chansons composées pour les jeux olympiques (souvenons-nous de "Barcelona" par Freddie Mercury et Montserrat Caballé), de nombreux chanteurs ont exprimé leur passion ou intérêt pour le sport dans leurs chansons. Quelques exemples : Dans l’avant dernier album d’Alain Bashung, "l’imprudence", Marie-José Pérec et sa "foulée" ont inspiré le chanteur ("Elle avait le miracle facile/La victoire au bout des cils/Dans la foulée elle a balayé/Et la houle et les huées/Dans la foulée). Miossec joue les "losers" du sport sur "Evoluer en 3ème division" (le football sur l’album "Boire" : "Mais je ne suis qu’un bon cheval/Ou un gros bourrin, tu as le choix/Un arrière droit assez brutal/Evoluant en D3/Qui sent la bière et l’animal/les tacles et la mauvaise foi/Mais pour les coups de pied aux étoiles/Oh pour ça je suis le roi"), et sur "criterium" (le cyclisme sur l’album "Baiser" : "J’aimerais tant m’échapper du peloton/Aspirer quelques secondes d’éternité/Je m’en remplirais plein les poumons/Et dans ton corps les soufflerais/Mais je n’ai jamais connu la gloire/N’étant qu’un vulgaire passeur de bidons").

 

Tous les thèmes sont possibles : La Mano negra et Mickey 3D ont rendu de vibrants hommages aux gloires du football passées : respectivement Diego Maradona et Johnny Rep. Quelques années plus tard, Sébastien Tellier compose un titre en hommage au short en mousse des gymnastes, le très electro "sexual sportswear". Vincent Delerm utilise "la natation synchronisée" comme image pour parler des liens qui peuvent nous unir. Et très bientôt, le groupe "The Duckworth Lewis Method", le groupe formé par le leader de "The Divine Comedy", Neil Hannon et Thomas Walsh proposera un album autour d"un sport ... Le cricket ! Etonnant, non ? Et puis, pour finir, un bon entraînement passe par la musique de "Rocky", non ?

 

Découvrez la playlist sport avec Montserrat Caballé ;Freddie Mercury




Poursuivons au cinéma


Alfred Hitchcock était-il sportif ? Il est possible d’émettre quelques légers doutes mais néanmoins son œuvre compte un film où le tennis est mis à l’honneur : une des dernières scènes de "l’inconnu du nord express" voit une confrontation nerveuse et maitrisée sur un terrain de tennis. De nombreuses décennies plus tard, Woody Allen a l’audace de jouer à pile ou face avec les destins de ses personnages : une balle de tennis tombe soit d’un côté du filet soit de l’autre. Même en matière sportive, la chance a toute sa place...
 

Et au bord de la piscine qu’en est-il ? Beaucoup de sens troublés, peu de natation. Avec Romy Shneider et Alain Delon dans "la Piscine" (de Jacques Deray), avec Ludivine Sagnier et Charlotte Rampling dans "Swimming pool" (de François Ozon). Peu de bonnet, peu de crawl, pas de pinces-nez, mais beaucoup de désirs.

 

La boxe a également été abondamment illustrée par le cinéma. Outre le grand Rocky Balboa, étalon italien, personnifié par Sylvester Stallone, Robert de Niro a pris du poids afin de jouer Jack La Motta dans "Raging Bull" de Martin Scorcese. Clint Eastwood scelle une alliance étonnante entre uppercuts et larmes dans "Million dollar baby".


Les paniers ne sont pas en reste : "les blancs ne savent pas sauter" selon Ron Shelton. Woody Harrelson lui donne tort... Et le football ? Citons "Ballon d’or" de Cheik Doukouré, l’histoire d’une jeune africain devenant une star du football mondial. Le cinéma anglais avant de s’attaquer à Eric Cantona (Ken Loach) s’amuse dans "Joue-la comme Beckham"de Gurinder Chadha. Le football est aussi féminin, il ne faut pas l’oublier. Pour finir, deux grandes figures du cinéma américain contemporain : George Clooney, le coach vieillissant d’une équipe de football américain dans "jeux de dupes" et Dustin Hoffmann et sa course au coeur de Manhattan dans "Marathon Man". Au cœur de l’intrigue ou non, le sport fait toujours les beaux jours du cinéma (anglo-saxon surtout).


Le sport en bulles


Le sport est aussi un sujet très exploité en BD. C’est particulièrement le cas au pays du soleil levant où les mangakas se font une spécialité de ses intrigues lycéennes et amoureuses sur fond d’activité sportive. La passion des adolescents pour le sport est prétexte à de longues scènes d’affrontements entre équipes adverses : Olive et Tom de Yoichi Takahashi (le football), Real de Inoue Takehiko (le basket), Marmalade Boy de Wataru Yoshizumi (le tennis), Ping-pong de Matsumoto Taiyou... Adachi est le champion du genre : base ball (Touch et H2), Boxe (Katsu) et Natation (Rough). Un triathlon nippon d’un nouveau genre... Évoquons également la place des arts martiaux, non négligeable... La bande dessinée européenne est moins forte sur ce créneau. Notons la réussite de Bastien Vivès, "le goût du chlore" et le succès de la série "Foot 2 rue"(Mariolle/Cardona) et la maison d’édition "Bamboo" qui après la série "les profs" s’est attaquée aux rugbymen. Et comment oublier "Asterix aux jeux olympiques" ?
 

 


Dès le plus jeune âge...


Les albums jeunesse sont de très bonnes initiations au monde du sport. Deux exemples récents où la natation est mise à l’honneur : "Poule mouillée" d’Emile Jadoul (Edouard et son papa vont à la piscine. Edouard grimpe sur le tremplin et PLOUF ! Il plonge. "A toi, Papa !" crie Edouard. Mais Papa hésite, hésite, hésite…Serait-il une poule mouillée ?) et "la fée coquillette et le croco-baigneur" de Benjamin Chaud et Didier Levy. Adultes et enfants peuvent avoir peur de l’eau et il est toujours temps d’apprendre... "Tommy joue au foot" de Rotraut-Susanne Berner est un formidable manuel pour enfin comprendre les règles du foot. Parmi la nombreuse production sur le sujet, notons les excellents "Mohamed Ali, champion du monde" de Jonah Winter Jo et François Roca (sur la vie du grand champion de boxe), "En pleine lucarne" de Philippe Delerm (un court roman sur l’amitié entre deux jeunes footballeurs et un plaidoyer contre l’intolérance...).


Des romans sportifs


Commençons par la nouvelle réussite de l’auteur japonais, Haruki Murakami, "Autoportrait de l’auteur en coureur de fond". Voici le récit d’une passion curative, celle d’un auteur marathonien qui court autant qu’il écrit, qui se dépasse et parle pour la première fois à la première personne du singulier. Tout sportif cherchant à se dépasser se sentira en terrain familier. Même si ce roman (?) n’atteint pas les hauteurs de ces créations antérieures, il est certain que peu de livres reflètent aussi bien l’acte sportif... "La solitude du coureur de fond" de Alan Sillitoe évoque quant à lui la course rêveuse d’un prisonnier qui s’échappe par l’esprit du centre de détention dans lequel il est placé.
 

Autre style, celui du "so british" Nick Hornby qui après la passion musicale de "haute fidélité" s’est attaché dans "carton jaune" à révéler aux yeux des lecteurs l’amour éperdu d’un homme pour le football : "Je suis tombé amoureux du football, comme plus tard je m’éprendrai des femmes, d’une manière soudaine, mystérieuse, aveugle, sans me soucier des chagrins et désordres que cette passion m’apporterait. En mai 1968, je venais d’avoir onze ans, et la passion s’était emparée de moi par surprise". Peter Handke, pour sa part, expose les conséquences de l’échec d’un gardien de but dans "l’angoisse du gardien de but au moment du penalty"... Le début d’une errance suivie d’un crime.

Dans un des textes les plus autobiographiques de George Perec, "W ou le souvenir d’enfance", l’île de W dont il est question est dédiée au sport exaltant des règles humiliantes. Le sport se reflète dans l’humiliation et l’animalité des athlètes...


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VOICI le Roi !

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Dans les allées du jardin de Versailles, derrière les alcôves de feuilles, les amours du Roi se vivaient à l’abri des regards de la cour, trop occupée elle-même à scruter ses propres relations intimes...

La loi du secret n’était bien entendu que de courte durée. Tout se chuchotait, tout se savait. Des siècles plus tard, un jardinier peu scrupuleux allait même lever le voile sur les amours des rois, reines, concubines, promises, favorites, valets et autres laquais, faux dévots et dames de compagnie.  
 

A travers les siècles, de la création du château à son déclin, Alain Baraton, le jardinier de Versailles, s’est lancé à la recherche des secrets intimes des monarques, dévoilant les épisodes les plus intimes. L’auteur invite le lecteur à regarder par le trou de la serrure. Oui, le lecteur saura tout sur les penchants de la cour, ses parades amoureuses, ses codes... Derrière l’éventail, les œillades s’échangent. Derrière la poudre, les joues rosissent. L’émoi est éphémère. Les unions scandent la vie de la cour où l’ennui n’est pas de mise. Dans ce recueil de rumeurs, de petites histoires, l’auteur nous offre son regard fortement intéressé par le badinage et la bagatelle. Alain Baraton n’aime pas le rouge à lèvres, il ne porte pas dans son cœur Mme de Maintenon ("elle me rappelle ces femmes qui s’étant tout permis durant leur jeunesse, l’âge venant, se métamorphosent en prudes et séquestrent leur filles car elles savent pertinemment ce qui va leur arriver : elles l’ont déjà fait"). Plus intéressant, Alain Baraton raconte à la fin de son ouvrage les scènes d’amour qui se jouent encore anonymement à Versailles et révèle une information essentielle : les jardiniers sont des voyeurs !!!

Une lectrice (ma maman...) ayant lu ce livre avant moi m’avait prévenu : il se lit comme un bon magazine people. Je confirme, mais j’ajouterai à cet avis l’aspect très bien documenté ainsi que la plume d’Alain Baraton, très agréable...

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18 juillet 2009

Autoportrait au parapluie

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Les villes pluvieuses ont parfois la mélancolie qui leur colle au pavé. La musique est à l’instar de la météo, une très bonne représentation du climat ! Si Bristol a eu ses "Portishead" et "Massive Attack", Stockholm a vu grandir le talentueux Jay Jay Johanson, chanteur Trip-Hop et jazzy, qui au milieu des années 90 brilla avec les albums "Whiskey", "tatoo", et "Poison". Sa voix caressante et jazzy posée sur des rythmiques Hip-hop fit merveille sur ces trois albums. Après une parenthèse électro assez controversée mais dansante, Jay Jay Johanson revint avec l’album "The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known" qui m'avait déjà séduit par le retour aux sources de son art.

Aujourd’hui, Jay Jay Johanson ne va pas très bien. C’est certain. Sa musique est imprégnée de tragique. La barbe drue, les cheveux longs, Jay Jay Johanson s’éveille d’un mauvais cauchemar sur la pochette de son disque. Dès les premières notes, nous plongeons dans une œuvre intime, dominée par le piano et une atmosphère électro qui reste en fond sonore et ne cache et gâche jamais la voix mise à nue du chanteur. Par ces chaleurs estivales, rien ne vaut un petit rafraîchissement pour se glacer le sang et se rappeler que la vie n’est pas toujours rose au soleil, mais aussi morose sous la pluie.

Trahison, solitude, jalousie, violence... sont les mamelles de ce disque. Mais que cela ne vous effraie pas. Ce disque est un petit bijou de subtilité, de retenue, à écouter quand la vie vous sourit !

Si ce n’est pas le cas, mieux vaut passer votre chemin...

 

En vidéo, ci-dessous, les deux premiers singles de ce nouvel album. "Lightning strikes" et "wonder wonders".

 

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17 juillet 2009

Une vestale lascive

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Première moitié du XIX ème siècle, une femme tenait salon à Paris, s’entourait d’hommes de lettres et d’arts, inspirait la mode, faisait et défaisait les usages de la haute société... Posant sur un fauteuil "Récamier" devant les peintres, elle devint muse et mécène. Sa beauté éternellement fixée de vestale la rendit célèbre. Cette femme, Juliette Récamier, a ainsi marqué du sceau de sa modernité la période s’étendant du Directoire à la Monarchie de Juillet.

Mariée chastement à son père naturel ; lien familial qu’elle découvrit plus tard, Juliette Récamier fut une des premières femmes à adopter ce style vestimentaire grec et ce mobilier étrusque. Sa beauté lui ouvrit de nombreuses portes et lui permit de tenir un salon et de se rapprocher ensuite de personnalités influentes. Parmi elles, Madame de Stael, Chateaubriand, David... Son salon eut vite des velléités politiques de résistance à l’Empire. Ce qui entraîna de fréquentes délocalisations hors de Paris... Sa relation amoureuse avec Chateaubriand fit d’elle une muse littéraire.

Madame Récamier, David

Et aujourd’hui, une exposition au musée des Beaux Arts de Lyon et ce catalogue mettent à l’honneur cette figure étonnante et fascinante : une "Andy Warhol" sans activité artistique qui menait sa vie entourée d’artistes dont elle collectionnait les peintures et mobiliers. Elle devenait l’œuvre des artistes. Exigeante, elle manipulait son image avec dextérité. Par le soin qu’elle portait à celle-ci, elle aurait pu être adoubée par le "roi de la pop", Michael Jackson en personne... En devenant mécène, elle fut modèle, appréciant au-delà de tout les représentations qui rendaient grâce à sa beauté présente ou passée. Le travail de David fut à cet égard particulièrement détesté par Madame Récamier qui préféra le portrait que lui fit Gérard.

"Madame Récamier", Gérard

Outre cette exposition Lyonnaise, votre rencontre avec Julette Récamier est possible au Musée Carnavalet à Paris... grâce au magnifique portrait "antiquisant" de Gérard. Elle y apparaît dans toute sa langueur, légèrement courbée... Une icône du XIXème siècle, éternellement belle. Bien après sa mort, d’autres artistes continuèrent à réaliser des portraits plus ou moins réalistes de cette figure artistique qui avait le talent de son entourage et savait maîtriser son image.

Moderne, absolument moderne ?

Par Magritte

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