ARNOlog

Journal peu intime...

15 mai 2008

What's up?

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Voyager dans le temps, prendre un aller-retour "2008 - époque médiévale, via la Renaissance", se permettre un week-end pour voir ce que l’avenir nous réserve... Un rêve malheureusement impossible. Pour vous en convaincre, posez-vous cette question : "Ai-je déjà croisé un touriste venu du futur ?" Non ? Comme c’est étrange.

 

Ce rêve alimente les écrits et films de Science Fiction depuis de nombreuses années déjà. Souvenons-nous notamment de la saga "Retour vers le futur", gros succès des années 1980. En Grande Bretagne, un personnage culte traverse les décennies, passe du noir et blanc à la couleur, change de tête et d’acteur comme de chemise... Le fameux "Doctor Who" !

 

Ce personnage fantasque, extraterrestre à l’apparence humaine, voyage dans le temps et dans l’espace à bord d’un vaisseau atypique, "le Tardis", une cabine téléphonique... Dans cette nouvelle série débutée en 2005, le docteur rencontre celle qui va l’accompagner durant deux saisons, une jeune vendeuse nommée Rose Tyler. Chaque épisode est une suite de péripéties avec extraterrestres en latex et scènes historiques. Essentiellement fantastique, cette série emprunte aux différents genres avec inventivité. Véritable condensé de culture anglaise, "doctor who" est une série légère, mariant la 4ème dimension à "bioman"...

 

Comme si ces talents ne lui suffisaient pas, le docteur Who a la capacité de se régénérer : les changements d’acteurs se justifient ainsi. Voici les deux acteurs de cette nouvelle série : Christopher Eccleston (vu notamment dans "Petits meurtres entre amis") et David Tennant (vu dans Harry Potter et l’ordre du Phoenix"). Quelle est votre préférence ?

Ci-dessous, des extraits de la série avec en bande son le tube de Pulp, "Common people"

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04 février 2008

Sweeney Gore

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Sweeney Todd est arrivé et ça fait mal. Du rouge sang plein les yeux (quand les mains, le fauteuil devant  ou un manteau ne les cachent pas), le spectacteur ne peut qu'apprécier la virtuosité d'un tel film, la qualité de ses interprétations et son ingéniosité. Mais, le dernier Tim Burton est aussi franchement gore et souvent ennuyeux : une femme enceinte derrière moi a failli accoucher, des spectatrices sont allées s'oxygéner et se rafraîchir dans les toilettes... Et moi, courageux et fier, le regard fixe de l'intrépide, j'ai tenu bon devant les égorgements multiples d'un cinéaste qui se fait plaisir.

Autre point faible : les chansons... J'aime beaucoup certaines comédies musicales : "West Side Story", "Les demoiselles de Rochefort" et plus récemment "les chansons d'amour", mais là je bloque... Aucune envie d'écouter le disque, ce qui n'est pas très bon signe... A part ces gros bémols musicaux et sanguins, le film est assez marquant. Bien plus réussi que les précédents (Charlie et la chocolaterie, les noces funèbres, Big Fish et la planète des singes), il n'atteint pourtant pas les sommets de "Sleepy Hollow" et "Ed Wood". Dommage...

Je suis pourtant dans ma période "Vengeur masqué" : je dévore le deuxième tome du Comte de Monte Cristo d'Allexandre Dumas. Le film de Tim Burton a d'ailleurs de nombreux liens avec le roman de Dumas : Après avoir croupi de nombreuses années dans une prison, Benjamin Barker revient se venger du juge qui l'a condamné pour ravir le coeur et le corps de sa jeune épouse ainsi que sa petite fille. Barbier hier, barbier toujours, il se réinstalle au dessus de la boulangerie miteuse de Mme Nelly Lovet... Rien ne se perd tout se transforme : les égorgés deviennent tourtes ! Une alliance entre "Delicatessen", "monte cristo" et tous les films de Tim Burton...

Pour finir, rien ne vaut un roman d'Alexandre Dumas sur une couette marron glacée...

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29 janvier 2008

Twin Peaks dans les Alpes

Une fois n'est pas coutume : un film documentaire signé François Caillat, "L'Affaire Valérie". Une jeune serveuse, la Valérie de "l'affaire", a disparu dans les Alpes en 1983. A cette même période, le réalisateur de films documentaires François Caillat séjourne dans cette même région. De retour sur les lieux de cette disparition et de sa villégiature, François Caillat enquête : qui était-elle ? Les habitants ne s’en souviennent pas. Que lui est-il arrivé ? des plans s’echafaudent : elle serait partie avec un homme, écrivain américain précise-t-on, ou a été assassinée en pleine montagne ou juste partie vers d’autres contrées... Au cours du film, on découvre  que Valérie est juste un habile prétexte pour faire parler des hommes et des femmes sur les thématiques de la perte, de la disparition et les laisser exprimer leur débordante imagination. Ménageant des silences, ne relançant que très peu les personnes interrogées, le réalisateur pousse les habitants de ce village à se dévoiler avec pour point de départ une disparition qui devant la caméra a des résonnances bien plus intimes que prévues.  

Entre deux entretiens, de longs plans sur des vallées sombres et glaçantes, les lacs brumeux et les forêts de cette région créent un climat d’angoisse rappelant la série "Twin Peaks" de David Lynch ou les premières scènes de "Shining" (le survol de la vallée...). La saison choisie par le réalisateur est celle désertée par les touristes et les skieurs. Hors champ, François Caillat filme des espaces désertés, une saison morte et une station oubliée, hors saison... Très loin des reportages d’investigation, ce film met à mal la dichotomie entre "fiction" et "documentaire". Il reste une question en suspens : Valérie a-t-elle vraiment existée ?

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20 janvier 2008

Vive la

bbc

Par un pur hasard, un vrai concours de circonstances, j'ai eu un sérieux faible pour deux séries produites par la BBC, la chaîne anglaise (sans pub) :  "state of play" et "life on mars?". Arte et Bowie mènent décidemment à des territoires insoupçonnés...

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"Life en Mars" pour commencer. Comment résister à une série dont le titre est une des plus belles chansons de David Bowie? Avant d'être une bande son pour les pubs de la poste, l'un des plus beaux titres de la Bande originale du film, "la vie aquatique", cette chanson figurait sur le magnifique "hunky dory" de 1971 avant de remporter un succès mérité en 1973 (après la folie ziggy).


David Bowie - Life On Mars

En 2006, Sam Tyler, commissaire de police, recherche sa fiancée kidnappée par un sérial killer et se fait malencontreusement renversé par une voiture. Il plonge dans le coma et dans le Manchester des années 1970, et plus précisemment en 1973 : le titre "life on Mars?" le réveille. Nous sommes donc bien en 1973 : la datation au David Bowie est toute aussi fiable que celle au Carbone 14... Sam Tyler se retrouve à travailler dans un commissariat enfumé en compagnie d'inspecteurs aux méthodes ancestrales. S'ensuivent des confrontations régulières et très amusantes entre le commissaire principal brut de décoffrage et le voyageur dans le temps, Sam Tyler. Au cours de huit enquêtes, la première saison oscille entre humour et émotion. Formidablement interprétée, cette série est une vraie immersion dans l'Angleterre des années 1970. Dès que possible, je me plonge dans la saison 2 !


LIFE ON MARS  - Trailer

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Série datant de 2003 et diffusée trois samedis de suite sur Arte en deuxième partie de soirée, "State of play (jeux de pouvoirs)" est une grande réussite.  En 6 épisodes, "state of play" décrit les collusions entre les sphères économiques, politiques et médiatiques. Suite au meurtre de l'assistante d'un député travailliste, le journal "Herald Tribune" mène une enquête. A sa tête, le journaliste Mc Caffrey joué par John Simm (le Sam Tyler de Life on Mars" ! ) et une galerie de personnages comme le rédacteur en chef, Cameron Foster joué par Bill Nighty (un Bill Murray british, un droopy blond au flegme britannique !). Jamais ennuyeuse, cette série va être adaptée par les américains avec Brad Pitt et Edward Norton dans les rôles titres (c'est pas gagné...).

Deux séries que je vous conseille donc vivement. Disponibles en DVD mais malheureusement peu ou mal diffusées sur les chaînes françaises...

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24 novembre 2007

Ziggy Stardust and the muppets from Mars

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Vous avez 8 ans et vous chantez avec ferveur le générique de fraggle rock ("Entrez dans la danse, les soucis n’ont pas de chance, la musique commence, ça c’est fraggle rock", oui, vous connaissez les paroles). Vous êtes bien plus âgé et vous chantez l’un des tubes de David Bowie (let’s dance, par exemple, vous connaissez aussi les paroles). Labyrinthe peut mettre tout le monde d'accord : ce film datant de 1986 et signé par l’un des maîtres de l’animation de marionnettes, Jim Henson, est la rencontre improbable entre une des plus grandes stars du Rock et des créatures en latex... Impossible ? Jim Henson, le père de Kermit la grenouille et des fraggles a osé. Le résultat est plus qu’étonnant : même au temps de Ziggy Stardust, David Bowie n’avait pas osé un tel déguisement : cheveux empruntés à Tina Turner, maquillage réalisé par Cléopâtre en personne, bottes d’équitation volées à Jean Rochefort... sans parler des bas gris et de la chemise à jabot.

Que se passe-t-il ? Une jeune fille (Jennifer Connelly) s’évade en lisant des contes fantastiques, jusqu’au jour où l’enlèvement de son demi-frère l’entraîne dans l’univers très particulier du labyrinthe... Ce périple est l’occasion de rencontres improbables empruntées parfois à l’univers des Monty Python (à noter que l’un d’entre eux, Terry Jones a signé le scénario). De temps en temps, David Bowie interprète des chansons comme il savait le faire à cette période : mal ! (si l’on se fie à ses productions passées et post-années 80 bien évidemment). Il reste que ce film a indéniablement du charme et ravira les amateurs du Muppet Show, des Monty Python, et ceux qui comme moi pardonnent facilement les écarts musicaux de David Bowie...

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19 novembre 2007

Twin Peaks forever

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Revoir Twin Peaks et frémir : une bien étrange madeleine pour ceux qui ont expérimenté cette douce addiction au début des années 90. Une première seringue pour ceux qui se drogueront par la suite aux "24", "desperate housewives", "weeds" et "Rome". En ces temps où le Biactol faisait fureur, l'attente d'un épisode à l'autre était fébrile. il fallait d'armer de patience, tromper la vigilance des parents, capturer la télécommande, voire les convertir aux douces folies de cette série. Le lendemain des réunions de "Twin Peaks-maniaques" s'improvisaient ici ou là aux quatre coins du collège :

Moi : - "Bonjour, je m'appelle Arnaud"

Les autres : -" Bonjour Arnaud" (en choeur)

Moi : "J'ai suivi tous les épisodes depuis le début"
Les autres : "Tu es des nôtres"
Moi : "merci, les hiboux ne sont pas ceux que l'on pense ! "

Aujourd'hui encore, j'éprouve une certaine fierté à avoir tout (et vraiment tout suivi). Et puis, quand même, une petite honte d'être tombé dans le panneau des objets dérivés : les livres "le journal secret de Laura Palmer" et "L'autobiographie de l'agent très spécial Dale Cooper, ma vie, mes enregistrements"... Cultes !
Et puis, Lynch a sorti le film "Fire walk with me" et on a enfin pu redevenir de vrais adolescents.
Récemment, la sortie de la première saison en DVD m'a fait replonger dans cet univers si particulier. Un constat : tout ça a bien vieilli (ou moi, tout compte fait...). Mais au bout de quelques épisodes, on se fait reprendre par la douce folie des personnages... le suspens en moins. La deuxième saison sort bientôt, une deuxième madeleine à croquer?

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24 octobre 2007

Les leçons d'Alfred

Pourquoi revenir une nouvelle fois sur l’œuvre magistrale d’Alfred Hitchcock ? Parce qu’il est, comme Charles Chaplin l’a été avant lui, un maître du cinéma, un des piliers sur lesquels repose le cinéma contemporain. Hitchcock a su jouer d’artifices et d’ingéniosité pour entraîner le spectateur à croire à ses histoires. Virtuose du frisson, et du suspense, il est le cinéaste de la diversité, empruntant aux différents genres cinématographiques de quoi enrichir ses œuvres et le style « hitchcockien ». Les acteurs fétiches du réalisateur, ainsi que les magnifiques actrices qui ont illuminé la pellicule ont contribué à faire de son cinéma, une œuvre singulière et à redécouvrir régulièrement. La recette de ses films est composée de plusieurs éléments regroupés dans les « leçons » ci-dessous :

1ère leçon d'Alfred : la surprise contre le suspens
 

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Un des éléments les plus récurrents de l’œuvre d’Hitchcock est sans conteste le suspens. Lors des fameux entretiens entre Alfred Hitchcock et François Truffaut, une des questions soulevées par le réalisateur français a trait à la différence entre la surprise et le suspens : « La différence entre le suspense et la surprise est très simple. Nous sommes en train de parler, il y a peut-être une bombe sous cette table et notre conversation est très ordinaire, il ne se passe rien de spécial, et tout d’un coup, boum, explosion. Le public est surpris, mais avant qu’il ne l’ait été, on lui a montré une scène absolument ordinaire, dénuée d’intérêt. Maintenant, examinons le suspense. La bombe est sous la table et le public le sait, probablement parce qu’il a vu l’anarchiste la déposer. Le public sait que la bombe explosera à une heure et il sait qu’il est une heure moins le quart - il y a une horloge dans le décor ; la même conversation anodine devient tout à coup très intéressante parce que le public participe à la scène (...). Dans le premier cas, on a offert au public quinze secondes de surprise au moment de l’explosion. Dans le deuxième cas, nous lui offrons quinze minutes de suspense" Alfred Hitchcock (dans Hitchcock Truffaut, les entretiens) »

2nde leçon d’Alfred : le fameux « Macguffin »

 

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Cet étrange et énigmatique "MacGuffin" est un des concepts fondamentaux du cinéma d’Alfred Hitchcock. Il s’agit en fait d’un élément qui lance l’intrigue et qui s’avère par la suite sans importance : l’argent volé au début de Psychose qui compte tenu des événements est complètement oublié par la suite, les "inséparables" dans les oiseaux, le microfilm dans un film d’espionnage, etc...  Ce procédé est maintenant régulièrement utilisé dans le cinéma contemporain et même dans les séries télévisées (les Simpson par exemple...).

3ème leçon d'Alfred : la marque Hitchcock
 

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Malgré la diversité de son oeuvre, Hitchcock intègre des éléments réguliers qui identifient telle une signature la paternité de l’oeuvre. En premier lieu, la figuration du réalisateur est devenue au cours des années la marque de fabrique de son auteur. Qui n’a pas guetté le passage où apparaît le réalisateur en pleine promenade, absorbée par la lecture de la presse ou en shopping ? Depuis, cette originalité a même été reprise par les auteurs des adaptations des aventures de tintin en dessin animé. Hergé figure au début de chaque aventure ! Autre élément régulier : les décors. De l’aveu même du réalisateur, ceux-ci n’avaient guère d’importance : une tenture peinte suffisait amplement à identifier le contexte d’une scène. D’autres éléments sont notables dans les films d’Hitchcock : les scènes de pousuite, la présence d’escaliers dans ces oeuvres... et la figure de la femme Hitchcockienne, qui nécessite à elle-seule une leçon !

4ème leçon d’Alfred : la Blonde Hitchcockienne

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Grand amateur de femmes, Alfred Hitchcock a mis en scène des actrices qui ont toutes revêtues le style de la femme "Hitchcockienne" : blonde, distinguée, indifféremment voleuse, femme du monde ou espionne. Grace Kelly, Kim Nowak, Tippi Hedren... toutes semblent jouer la même femme. Décrié pour son autoritarisme envers ses actrices qu’il poursuivait de ses aciduités, Hitchcock n’était pas tendre avec ses actrices en témoigne cette déclaration : "Kim Novak n’est qu’une inconsistante cire qui m’a coûté les plus grandes peines à modeler. J’ai tout fait."

5ème leçon d’Alfred : le cinéma en musique

 

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La musique dans les films d’Alfred Hitchcock a une grande importance : composée avec régularité par Bernard Herrmann, la musique est un élément qui met le spectateur dans un climat d’angoisse ou de nervosité. La musique de Psychose accompagne parfaitement l’angoisse suscitée par les images et l’histoire. La musique est aussi au coeur de l’intrigue : dans l’homme qui en savait trop, la cymbale est le déclencheur de l’attentat. Plus généralement, le son est particulièrement travaillé : écoutez la scène de la douche de Psychose et le son d’une pastèque que blesse un couteau...

6ème leçon : ... et l'art
 

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Amateur d’art, Hitchcock met en scène ses personnages dans les musées (dans sueurs froides notamment...) et a même fait appel à Salvador Dali pour la scène de rêve dans la maison du docteur Edwardes. Ce lien entre art et cinéma a même été au coeur d’une grande exposition au Centre Pompidou en 2001.

7ème leçon : l'écriture
 

La plupart de ses oeuvres sont des adaptations cinématographiques de romans de Daphné du Maurier (Rebecca, les oiseaux), de Patricia Highsmith (l’inconnu de Nord express), de Boileau-Narcejac (sueurs froides), William Irish (fenêtre sur cour), David Dodge (la main au collet)... Des romans signés Alfred Hitchcock existent également et sont dans la lignée de la série télévisée Alfred Hitchcock présente...

Pour finir, quelques conseils pour découvrir ou redécouvrir le cinéma d'Alfred Hitchcock :

 

une femme disparaît, Rebecca, l'ombre d'un doute, la maison du docteur Edwardes (avec la scène du rêve conçu par Salvador Dali), les enchaînés, la corde, l'inconnu du nord express (qu'on avait vu ensemble...), le crime était presque parfait, fenêtre sur cour, sueurs froides (mon préféré...), psychose, pas de printemps pour Marnie et les oiseaux... 

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10 octobre 2007

Le vol de l'Ange


Dans le contexte Républicain des années Reagan, plusieurs personnages se croisent dans une fable religieuse, politique, culturelle et onirique, "Angels in America". D’abord présentée sur scène, cette pièce de théâtre de Tony Kusher a été adaptée à la télévision par Mike Nichols avec des interprètes prestigieux : Al Pacino, Meryl Streep, Emma Thompson, Mary Louise Parker, et le formidable Justin Kirk (ces deux derniers sont devenus par ailleurs les héros principaux de la série à succès "Weeds"). 6 épisodes reviennent sur les premières apparitions du Sida, considéré alors comme le cancer des homosexuels. Cette mini série est empreinte de compassion, d’humour et de fantastique. Autour de la thématique de cette terrible maladie, c’est bien un portrait de l’Amérique que nous dresse Tony Kusher. Portrait critique, poétique, onirique d’une société en proie aux faux semblants, aux paradoxes de la morale et de la religion. Merveilleusement interprétée et finement réalisée, la série "Angels in America" est devenue culte : admirer les ailes d’Emma Thompson, le cynisme d’Al Pacino, la fragilité de Mary Louise Parker et la force dramatique de Justin Kirk... Vous ne resterez pas indifférents !

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12 août 2007

Délices et rats

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Inclinez-vous, le nez sur le carrelage de la cuisine, le front à la hauteur de ce formidable cuistot. Laissez-le grimper sur votre tête et vous guider vers une salle de cinéma pour contempler et déguster le formidable "Ratatouille". Une merveille de Pixar qui emprunte à Disney son style de récits tout en gardant sa singularité : humour, 3D et fougue !
Le sourire en place durant toute la séance, les zygomatiques à rude épreuve, l'étonnement dû à la virtuosité technique, l'éblouissement devant tant d'ingéniosité, l'écarquillement des yeux devant tant d'esthétisme : Voilà la concrétisation d'un mariage heureux entre Pixar et Disney; les aristochats vivent enfin une toy story !

A n'en pas douter, "Ratatouille", l'histoire d'un rat cuistot à Paris, est d'ores et déjà un classique de l'animation. "Un rat américain à Paris", le gepetto d'un jeune homme qui cuisine bel et bien malgré lui, une famille nombreuse insupportable... Le tout glissant sur des pavés surmontés de flaques, que frôlent de vieilles DS (la vision des américains de notre parc automobile...) conduites par des français à bérets.
A la sortie, un verre d'excellent vin rouge, une ratatouille en boîte (forcément décevante) et la satisfaction d'un ciné bien fait !

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10 août 2007

Rome-antique

Trop de séries à suivre : 24 femmes désespérées perdues dans une prison à Deadwood squattent écrans et pensées... L'addiction est totale. On en vient même à se lancer dans "weeds" en ajoutant une drogue à une autre (ah Mary Louise Parker mérite bien quelques efforts...).
Voici "Rome", la série HBO/BBC la plus chère de l'histoire qui relate les événements qui précipitèrent le chute de la république romaine. Voilà le générique qui met magnifiquement en valeur les "graphitis" qui couvraient les murs de la ville et participaient aux destinées de la cité, lançait des rumeurs, faisaient office de pamphlets bien avant l'heure, de caricatures de Charlie Hebdo et de "plantu" des temps anciens.
Le rythme est un peu plus lent que dans les autres séries (mais où est donc Jack Bauer ? Que devient Mme Solis?), mais cette série très respectueuse de l'Histoire de Rome vous transporte très loin : politique, intrigues amoureuses, combats remarquables, sexe...Le cocktail est une réussite, les acteurs (anglais pour la plupart) excellents, Cléopatre le temps d'un épisode est troublante, César triomphe, Marc-Antoine badinne avec l'amour, Atia, la nièce de César complote...
Le monde romain tourne ainsi, peu de place pour le romantique !
Plus qu'une révision historique, plus qu'un simple péplum en jupette, "Rome" visite le temps de 12 épisodes les destins de plusieurs personnages non fictifs, juste arrangés à la sauce dynastie-dallas. Les deux légionnaires (Vorenus et Pullo) figuraient dans un paragraphe de la "guerre des Gaules" et César est un héros récurrent d'Asterix... Tout est vrai, donc.
Je reprends les armes pour la deuxième saison, l'Histoire n'attend pas.

"Alea jacta est"


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