13 juillet 2008
Petit swap entre amis
Swap [swap] 1 n troc m, échange m 2 vt échanger, troquer... "swap" comme le titre du roman d'Anthony Moore (pseudo d'un psy anglais). Les premières pages sont celles d'un troc, d'un échange, en un mot d'un "swap" entre deux enfants, l'un populaire, Harvey (H pour les intimes) et l'autre, bouc émissaire officiel du collège d'une petite ville de Cormouailles. L'objet du deal ? Un comic, Superman numéro 1, échangé contre un malheureux bout de caoutchouc. Harvey ne s'en remettra pas : le comic a pris une valeur indécente.... Devenu adulte et libraire de BD, il a un but dans sa vie (retrouver ce graal) et un sujet de conversation ("tout ce qui aurait pu m'arriver si ...").
Comme chaque année, il accepte l'invitation des retrouvailles des anciens combattants, un rendez-vous de la "place des grands hommes", organisé par l'amicale du collège (oui,"un copain d'avant" en chair et en os). L'occasion de retrouver sa chambre d'ados, ses parents et ses copains qui n'ont pas changé. A cette réunion, le miracle se produit : le brimé revient sur le lieu de ses brimades. Une occasion pour Harvey de tenter de lui soustraire la BD par tous les moyens... Stop ! C'est juste le point de départ. Le reste du roman n'est pas à dévoiler. D'autres l'ont fait (et je suis rancunier).
L'auteur est un psy et ça se lit. Les traumatismes de l'enfance sont bien écrits noir sur blanc. Le portrait du "loser" londonien revenant parmi les siens est très bien vu... Le livre est drôle, rappelle parfois le "haute fidélité" de Nick Hornby. Il mérite sa place sur la plage, dans le métro, chez vous, chez toi et chez moi...
15 mai 2008
What's up?
Voyager dans le temps, prendre un aller-retour "2008 - époque médiévale, via la Renaissance", se permettre un week-end pour voir ce que l’avenir nous réserve... Un rêve malheureusement impossible. Pour vous en convaincre, posez-vous cette question : "Ai-je déjà croisé un touriste venu du futur ?" Non ? Comme c’est étrange.
Ce rêve alimente les écrits et films de Science Fiction depuis de nombreuses années déjà. Souvenons-nous notamment de la saga "Retour vers le futur", gros succès des années 1980. En Grande Bretagne, un personnage culte traverse les décennies, passe du noir et blanc à la couleur, change de tête et d’acteur comme de chemise... Le fameux "Doctor Who" !
Ce personnage fantasque, extraterrestre à l’apparence humaine, voyage dans le temps et dans l’espace à bord d’un vaisseau atypique, "le Tardis", une cabine téléphonique... Dans cette nouvelle série débutée en 2005, le docteur rencontre celle qui va l’accompagner durant deux saisons, une jeune vendeuse nommée Rose Tyler. Chaque épisode est une suite de péripéties avec extraterrestres en latex et scènes historiques. Essentiellement fantastique, cette série emprunte aux différents genres avec inventivité. Véritable condensé de culture anglaise, "doctor who" est une série légère, mariant la 4ème dimension à "bioman"...
Comme si ces talents ne lui suffisaient pas, le docteur Who a la capacité de se régénérer : les changements d’acteurs se justifient ainsi. Voici les deux acteurs de cette nouvelle série : Christopher Eccleston (vu notamment dans "Petits meurtres entre amis") et David Tennant (vu dans Harry Potter et l’ordre du Phoenix"). Quelle est votre préférence ?
Ci-dessous, des extraits de la série avec en bande son le tube de Pulp, "Common people"
12 avril 2008
Entre Scott et Echo
Voici le nouveau projet du leader d'Arctic Monkeys fortement influencé par le grand Scott Walker et les moins grands de Echo and the Bunnymen : the last shadow puppets avec leur premier single, the age of understatement!
06 mars 2008
Jarvis & Beth
Voici un duo très réussi : le dandy du groupe Pulp, Jarvis Cocker, et la chanteuse de The Gossip.
Temptation !
07 février 2008
De l'eau de rose coule sous les ponts de Londres
En pleine ère victorienne, de bal en bal, de mondanité en mondanité, Emma, modeste femme de chambre et William, gentleman de son état, s’éprennent l’un de l’autre. Un amour impossible se révèle dans les appartements du coeur de Londres. Emma n’est pas l’héroïne capricieuse du roman de Jane Austen, William n’est en aucun cas orgueilleux. Mais que de préjugés ! Un gentleman se doit de frayer avec une lady. Une femme de chambre avec un majordome. Quand la règle est enfreinte, l’histoire est belle. Le lecteur essuie une larme, tourne les pages de ce manga richement documenté et attend avec impatience le prochain volume. Le dessin est épuré, peu caractéristique des "Shojo" (manga pour les filles). Un amateur ou amatrice des romans de Jane Austen y puisera sans aucun doute un grand plaisir... Et moi, une découverte : on peut être "fleur bleue", même occasionnellement !
20 janvier 2008
Vive la
Par un pur hasard, un vrai concours de circonstances, j'ai eu un sérieux faible pour deux séries produites par la BBC, la chaîne anglaise (sans pub) : "state of play" et "life on mars?". Arte et Bowie mènent décidemment à des territoires insoupçonnés...
"Life en Mars" pour commencer. Comment résister à une série dont le titre est une des plus belles chansons de David Bowie? Avant d'être une bande son pour les pubs de la poste, l'un des plus beaux titres de la Bande originale du film, "la vie aquatique", cette chanson figurait sur le magnifique "hunky dory" de 1971 avant de remporter un succès mérité en 1973 (après la folie ziggy).
En 2006, Sam Tyler, commissaire de police, recherche sa fiancée kidnappée par un sérial killer et se fait malencontreusement renversé par une voiture. Il plonge dans le coma et dans le Manchester des années 1970, et plus précisemment en 1973 : le titre "life on Mars?" le réveille. Nous sommes donc bien en 1973 : la datation au David Bowie est toute aussi fiable que celle au Carbone 14... Sam Tyler se retrouve à travailler dans un commissariat enfumé en compagnie d'inspecteurs aux méthodes ancestrales. S'ensuivent des confrontations régulières et très amusantes entre le commissaire principal brut de décoffrage et le voyageur dans le temps, Sam Tyler. Au cours de huit enquêtes, la première saison oscille entre humour et émotion. Formidablement interprétée, cette série est une vraie immersion dans l'Angleterre des années 1970. Dès que possible, je me plonge dans la saison 2 !
Série datant de 2003 et diffusée trois samedis de suite sur Arte en deuxième partie de soirée, "State of play (jeux de pouvoirs)" est une grande réussite. En 6 épisodes, "state of play" décrit les collusions entre les sphères économiques, politiques et médiatiques. Suite au meurtre de l'assistante d'un député travailliste, le journal "Herald Tribune" mène une enquête. A sa tête, le journaliste Mc Caffrey joué par John Simm (le Sam Tyler de Life on Mars" ! ) et une galerie de personnages comme le rédacteur en chef, Cameron Foster joué par Bill Nighty (un Bill Murray british, un droopy blond au flegme britannique !). Jamais ennuyeuse, cette série va être adaptée par les américains avec Brad Pitt et Edward Norton dans les rôles titres (c'est pas gagné...).
Deux séries que je vous conseille donc vivement. Disponibles en DVD mais malheureusement peu ou mal diffusées sur les chaînes françaises...
24 novembre 2007
Ziggy Stardust and the muppets from Mars
Vous avez 8 ans et vous chantez avec ferveur le générique de fraggle rock ("Entrez dans la danse, les soucis n’ont pas de chance, la musique commence, ça c’est fraggle rock", oui, vous connaissez les paroles). Vous êtes bien plus âgé et vous chantez l’un des tubes de David Bowie (let’s dance, par exemple, vous connaissez aussi les paroles). Labyrinthe peut mettre tout le monde d'accord : ce film datant de 1986 et signé par l’un des maîtres de l’animation de marionnettes, Jim Henson, est la rencontre improbable entre une des plus grandes stars du Rock et des créatures en latex... Impossible ? Jim Henson, le père de Kermit la grenouille et des fraggles a osé. Le résultat est plus qu’étonnant : même au temps de Ziggy Stardust, David Bowie n’avait pas osé un tel déguisement : cheveux empruntés à Tina Turner, maquillage réalisé par Cléopâtre en personne, bottes d’équitation volées à Jean Rochefort... sans parler des bas gris et de la chemise à jabot.
Que se passe-t-il ? Une jeune fille (Jennifer Connelly) s’évade en lisant des contes fantastiques, jusqu’au jour où l’enlèvement de son demi-frère l’entraîne dans l’univers très particulier du labyrinthe... Ce périple est l’occasion de rencontres improbables empruntées parfois à l’univers des Monty Python (à noter que l’un d’entre eux, Terry Jones a signé le scénario). De temps en temps, David Bowie interprète des chansons comme il savait le faire à cette période : mal ! (si l’on se fie à ses productions passées et post-années 80 bien évidemment). Il reste que ce film a indéniablement du charme et ravira les amateurs du Muppet Show, des Monty Python, et ceux qui comme moi pardonnent facilement les écarts musicaux de David Bowie...







