ARNOlog

Journal peu intime...

14 août 2008

La méditation selon David

 

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Dans le texte, l’autobiographie hors norme de David Lynch s’intitule "Catching The Big Fish", soit littéralement "attraper le gros poisson". La traduction française est bien moins énigmatique : "Mon histoire vraie" !  Nous ne pouvons manquer de féliciter les traducteurs qui ont réussi à dompter l’essence même de la folie du formidable réalisateur de "Twin Peaks"et "Mulholland drive" en un seul titre plutôt vendeur, mais mensonger... Le réalisateur avance masqué et ne dispense que peu d’informations sur les mystères égrenés dans son oeuvre.

Pourtant, au fil des pages de cette étonnant ouvrage, celui de la création lynchienne se dévoile : "les idées sont comme les poissons" et les meilleures idées sont celles que l’on pèche en profondeur. Pour parvenir à les attraper, David Lynch s’exerce régulièrement à la méditation transcendantale. Voici une des clefs étonnantes à la compréhension du processus de création de David Lynch ! 

Constitué de courts chapitres, cet éloge de la méditation est aussi un élément indispensable à la compréhension de la personnalité de son auteur, mais pas de son oeuvre... Un exemple : au chapitre "le coffret et la clé", deux objets mystérieux du film "mulholland drive", David Lynch nous explique qu’il ne sait absolument pas de quoi il s’agit.

Ce premier livre de David Lynch est surtout une véritable déclaration d’amour au cinéma, à ses métiers et à ce qui en fait la force : l’abstraction et la magie.

"C’est tellement magique - j’ignore pourquoi - d’entrer dans une salle de cinéma, le moment où les lumières s’éteignent. L’ambiance est très calme, et puis les rideaux commencent à s’ouvrir. Ils peuvent être rouges. et vous entrez dans un monde. C’est magnifique quand c’est une expérience partagée..."

Posté par arnolog à 14:16 - Cinéma et série - Commentaires [2] - Permalien [#]
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04 février 2008

Sweeney Gore

rouge

Sweeney Todd est arrivé et ça fait mal. Du rouge sang plein les yeux (quand les mains, le fauteuil devant  ou un manteau ne les cachent pas), le spectacteur ne peut qu'apprécier la virtuosité d'un tel film, la qualité de ses interprétations et son ingéniosité. Mais, le dernier Tim Burton est aussi franchement gore et souvent ennuyeux : une femme enceinte derrière moi a failli accoucher, des spectatrices sont allées s'oxygéner et se rafraîchir dans les toilettes... Et moi, courageux et fier, le regard fixe de l'intrépide, j'ai tenu bon devant les égorgements multiples d'un cinéaste qui se fait plaisir.

Autre point faible : les chansons... J'aime beaucoup certaines comédies musicales : "West Side Story", "Les demoiselles de Rochefort" et plus récemment "les chansons d'amour", mais là je bloque... Aucune envie d'écouter le disque, ce qui n'est pas très bon signe... A part ces gros bémols musicaux et sanguins, le film est assez marquant. Bien plus réussi que les précédents (Charlie et la chocolaterie, les noces funèbres, Big Fish et la planète des singes), il n'atteint pourtant pas les sommets de "Sleepy Hollow" et "Ed Wood". Dommage...

Je suis pourtant dans ma période "Vengeur masqué" : je dévore le deuxième tome du Comte de Monte Cristo d'Allexandre Dumas. Le film de Tim Burton a d'ailleurs de nombreux liens avec le roman de Dumas : Après avoir croupi de nombreuses années dans une prison, Benjamin Barker revient se venger du juge qui l'a condamné pour ravir le coeur et le corps de sa jeune épouse ainsi que sa petite fille. Barbier hier, barbier toujours, il se réinstalle au dessus de la boulangerie miteuse de Mme Nelly Lovet... Rien ne se perd tout se transforme : les égorgés deviennent tourtes ! Une alliance entre "Delicatessen", "monte cristo" et tous les films de Tim Burton...

Pour finir, rien ne vaut un roman d'Alexandre Dumas sur une couette marron glacée...

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Posté par arnolog à 10:34 - Cinéma et série - Commentaires [0] - Permalien [#]
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