17 octobre 2008
Savourer les sourires
La culture française est-elle à l’honneur au pays du soleil levant ou les éditeurs français se précipitent-ils aujourd’hui sur les mangas exploitant un certain exotisme français ? Telle est la question que soulève la lecture des récents "Gouttes de Dieu" et "le restaurant du bonheur". Le vin français d’un côté, la gastronomie française de l’autre pour deux séries très bien réalisées. Quand les personnages goûtent aux joies de la table, la référence absolue est celle de la France (cocorico !). Dernier exemple en date : "le restaurant du bonheur".
Un jeune homme s’ingénie à perpétuer le goût de son défunt père pour la cuisine française. Son apprentissage est long, ses errances aussi. Heureusement, sa belle-mère est là pour maintenir ce qui fait le sel du restaurant familial, "le doll house" : ceux qui entrent et dégustent les plats cuisinés ressortent avec un sourire éclatant !
Le bonheur est aussi simple à atteindre. Suffit de connaître la bonne adresse !
La cuisine du "restaurant du bonheur" guérit les maux de chacun, redonne le goût de vivre à ceux qui l’ont perdu, rappelle des souvenirs émus, transporte au-delà des frontières nippones ! Merci qui ? Merci la cuisine française.
Ces courtes histoires autour de recettes miracles et de guérisons miraculeuses des clients sont tour à tour émouvantes, drôles et ... coquines. De quoi ravir le lecteur.
A la carte, ce manga propose aussi des recettes mêlant habilement les cuisines japonaises et françaises.
Un manga pour les amoureux de la gastronomie et pour ceux qui ont adoré la série "Aya, conseillère culinaire" !
A propos, voici mes restaurants du bonheur : Han Lim, l'olivier du village, le relais d'Asie... déjà présentés sur ce blog.
02 décembre 2007
Aya du "relais d'Asie"
Attention lecteurs! Cette aya n’est pas Aya de Yopougon, la fameuse Ivoirienne créée par Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. La jeune femme dont il est question ici est l’héroïne d’un nouveau manga , une jeune femme japonaise conseillère culinaire de profession qui fait et défait les réputations des restaurants. Sous la forme d’un recueil de nouvelles, ce manga suit les aventures réjouissantes de cette femme au caractère bien trempée et de son disciple qui, mi-admiratif, mi-agacé, souffre et découvre un métier sans pitié ! Cette BD dont le quatrième volume sort ces jours-ci, est aussi une fantastique immersion dans le monde gastronomique japonais et dans les coulisses des grands restaurants. Autour de plats finement cuisinés, les personnages se montrent dans toute leur fragilité.
Une faiblesse en amenant une autre, l'appétit venant en lisant, le papier c'est bien, mais mieux vaut passer à table pour se substanter : nous voici devant la porte d'un formidable restaurant franco-asiatique, exquis, savoureux, en un mot comme en plusieurs : "le relais d'Asie". Au sommet de la Montagne Sainte Geneviève, dans la rue du même nom, au 47, entrez, laissez vous tenter par le menu Umé, casser les baguettes en deux, dégustez les amuses bouches (un sushi et deux mets délicats et délicieux à base de boeuf et de crevettes), une soupe miso d'une rare saveur, puis choisissez deux demi-portions... Je me suis laissé aller à une dégustation de tempuras de champignons d'Automne accompagnés de sel au thé vert et de citron de la même couleur (extra!), puis la noix d'entrecôte grillée à la citronnelle accompagnée d'un délicieux gratin dauphinois... Le plus simple appareil et le meilleur! Puis en dessert, des tempuras de mangue et de banane. Seul bémol : le papier peint défraîchi... Mais, le resto est ancré dans un magnifique quartier à deux pas du Panthéon et de l'église Saint-Etienne du Mont. Autre bémol me chuchote-t-on, ce n'est pas donné (environ 35 € le menu). Mais la saveur a bien un prix... A noter également que le cuistot a un mini atelier d'horlogerie à l'entrée de son restaurant. De quoi régler sa montre à l'heure de Tokyo!
Aya est au chômage technique avec un tel resto...



