ARNOlog

Journal peu intime...

18 décembre 2008

Le bon repos d'Almodo

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Madrid... une ville que j'ai longtemps associé au décor où se jouaient les dialogues virulents et enlevés des acteurs et actrices de Pedro Almodovar. Quand les "talons aiguilles" de Victoria et Marisa claquent sur le bitume madrilène, quand un pas de danse s'improvise sur la plazza mayor, quand Pénelope accouche dans un bus, le visiteur doit être respectueux et savoir où ses pas l'entraînent. Sans pour autant emprunter des patins à la première madrilène venue, constatons que cette ville s'est imprégnée dans ma tête des souvenirs d'un cinéma espagnol chatoyant, relevé du goût de la movida, amorce d'un temps nouveau.  Quand au détour d'une rue, une fresque murale encadre une porte et qu'au dessus de cette même porte  est inscrit "villa rosa", Victoria Abril s'invite en voix off. En conviant sa mère de retour à Madrid à rencontrer son double transformiste, la Villa Rosa devient le théâtre du magnifique jeu d'acteur de Miguel Bosé (sur scène) et d'un crapuleux et évocateur jeu d'équilibriste (en coulisses). Comment oublier la position "perchée" de Victoria Abril ?

Pour vous rafraîchir la mémoire, ouvrez la grille, le rideau de fil s'ouvre, la chanson "un ano de amor" peut commencer. 

(et plus si affinités).

Que c'est agréable tout ça... Après toutes ces émotions, peut-être Pédro s'en est-il allé se reposer au parc du buen retiro : mix improbable entre le jardin des plantes, le jardin du Luxembourg, le lac du bois de Vincennes. Fort probable, car ce parc est le poumon d'une ville, la villégiature à côté de chez eux. Vous avez envie de voir une sirène sur une tortue et vous n'osez le demander? Voilà, je suis sympa.

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Un peu plus loin, sur la droite, sur fond de djembé amateur,  on tombe nez à nez avec un hommage rendu au "crystal palace" anglais, vaste palais d'exposition de verre qui connut plusieurs vies : une première pour l'exposition universelle de 1851, une seconde dans le sud de Londres, puis le crystal palace s'en est allé dans d'atroces souffrances en 1936 suite à un incendie. Pour les amateurs de manga, les héros timides de "Emma" se retrouvent enfermés une nuit dans ce crystal palace (héhéhé). Mais passons et revenons à Madrid, le palais de cristal est un hommage, mais un beau. Jugez-en. Oui, jugez-en par vous même :

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Au sol, un artiste a fait poser des plaques de marbre, par endroit légèrement incurvées. Dans ces interstices, de l'eau stagnante (mais propre) où se reflète la lumière étincelante de ce mois de novembre... Sans rire, c'est très beau. Il suffirait d'un peu d'air froid, des patins, et hop, une jambe dans le plâtre (oui, Stéphanie, je n'ai pas oublié !).

Et voilà, coïncidence extrême : me voilà bien reposé. Les vacances ont ceci de joli... C'était le dernier épisode de la série "Arno mange des tapas et porte trois couches de polaires imperméables".

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17 novembre 2008

"Su preferencia"

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A Madrid, il faut savoir ouvrir l'oeil et le bon. Puis, dégainer avec force et précision son appareil photo "Lumix Panasonic avec objectif Leica" (car je le vaux bien) pour graver l'insolite dans la mémoire du dit appareil. Premier exemple, ci-dessus, une pancarte prise dans un restaurant qui m'a fait prendre au moins 2 kg à coup de churros : comment indiquer avec plus d'efficacité les toilettes ? hein? hein? Je vous le demande !

Deuxième exemple : Maître Yoda, petit mais costaud, canalise sa force sur la plazza Mayor. Respectons l'artiste, même déchu de son étoile !

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A un autre moment, sous un ciel mêlant joliment de nombreuses teintes de gris, l'Egypte squatte le pays des Tapas avec le temple de Débod, un temple nubien du IIème siècle avant Jésus-Christ dédié au dieu égyptien Amon. Ce temple, menacé par les eaux du barrage d'Assouan qui risquaient de l'engloutir, est sauvé à la fin des années 60 et offert à l'Espagne en guise de remerciements pour l'aide financière.

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Probablement magique la nuit ou sous un ciel azur, ce temple perd honnêtement de sa superbe hors saison... Je vous propose une photo officielle (ci-dessus), puis ma vision des choses (ci-dessous)...


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Parfois, l'insolite se grave dans la propre mémoire du touriste (l'appareil étant alors interdit de séjour). Au musée du Prado et au musée de la Reina Sofia, les "people" se déchaînent devant les "Ménines" et "Guernica". A ma gauche, un journaliste chapeauté papouillant sa (jeune) amie devant Goya et Velazquez qui en rougiraient presque qu'on ne s'arrête pas plus sur leurs images. A ma droite, un chanteur un peu sur le retour, mais looké jeune, préfère regarder sa jeune femme que le magnifique Guernica... elle était en effet fort distrayante. Et au centre, un touriste titubant, un audio-guide collé à l'oreille, cherchant du regard les prochains bancs pour y déposer sa carcasse...   

Quand la fatigue se fait vraiment sentir, direction : "el parque del buen retiro" ! prochain épisode.

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10 novembre 2008

"Sans folie, il n'y a pas d'aventure"

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A travers le joli prisme d'une capuche rouge made in "Quechua", l'automne à Madrid se vit à l'heure écossaise : même tenue de touriste aventurier, même souci d'équilibre sur des pavés trempés. La course aux tapas et aux musées à la recherche des trésors de Picasso, Goya, Velasquez, Cervantes et Almodovar se mène sous un ciel gris et en toute humidité.
Avant le marathon des musées, prenons des forces : "una copa" de vin de la rioja entre les moufles, les churros plongés en sacrifice dans un chocolat chaud, des tapas à volonté sous le comptoir, des serveurs affairés derrière ce même zinc et la dégustation de "menu del dia" copieux, gastronomique et pas cher.

Première étape de cette semaine au coeur de l'Espagne, le ventre plein et les yeux grand ouvert : Salamanque, joyau architectural, à seulement 2h30 de bus de Madrid. A noter, pour les amateurs de culture française que le film diffusé dans le bus était "Arthur et les minimoys" (qui a dit que la culture française se portait mal ?...).

Peuplé d'étudiants, une tradition qui se perpétue de génération en génération depuis le XIIème siècle, la ville de Salamanque est une petite merveille ocre qui brille par ces nombreux monastères, son université et la merveilleuse et émouvante vieille bibliothèque, sa magnifique "plaza mayor", un maillage de petites rues charmantes et désertées.
Près des deux cathédrales (la moderne et l'ancienne, l'une n'ayant pas chassé l'autre), deux tags : "Sin locura, no hay aventura" et "Quiero hacer contigo lo que hace la primavera sobre los cerezos" ("je veux faire avec toi ce que le printemps fait aux cerisiers", citation de Pablo Neruda). Deux phrases accolées sur un même mur qui ont marqué mon premier jour espagnol... Faut-il être fou et aventurier pour attendre  le printemps durant ce long hiver qui nous guette? ou est-ce tout bonnement une invitation à un "hanami" espagnol, une contemplation des cerisiers en fleurs, "una copa de vino tinto" aux lèvres accompagnée d'une douce tapa.

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Hasta pronto o luego... Quizas !

 

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09 octobre 2008

Sous les pavés, la plage ?

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e jour se lève en noir et blanc sur le monde de Litli. Hors du lit, vite habillé, il quitte son petit logis. Il laisse derrière lui la grisaille de son quotidien tout juste éclairé par un cliché d’une verte contrée. Parcourant les rues pavées de sa ville, il se laisse glisser dans les interstices du sol et plonge dans un monde féérique et pourtant bien réel : l’Islande.

 

Que trouve-t-il sous les pavés ?  la plage ?

 

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Au pays de Björk, les vastes étendues ne sont pas couvertes de sable, mais de la blancheur immaculée des glaciers. Litli ("petit" en islandais) se balade en solitaire et en toute quiétude (d’où son nom : "soliquiétude"). Il passe d’un tableau naturel à l’autre : les vestiges de lave modelant les roches débordent d’ocre sur les vertes pâtures qu’escaladent le petit Litli.

 

Litli est vivant sur une terre vivante : herbe, roche, brouillard soudain, sieste tout aussi soudaine qui le ramène dans son lit. Heureux, qui comme Litli, a fait un bon voyage...

Son logis a pris des couleurs, la photo d’un paysage islandais a perdu les siennes...

Avec cette expérience (intérieure ?), Litli fait naître le monde. Avec ce magnifique album, les deux auteurs, Sévérine Thevenet et Catherine Leblanc font naître une petite poupée chinée dans un vide grenier... Une seule question reste : mais où se trouve donc cette brèche permettant de basculer si vite en Islande ?

 

Car il est parfois bon de se rêver en "litli" heureux...

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29 septembre 2008

"Non Jeff, t'es pas tout seul !"



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Non, vraiment pas tout seul. Le conflit Jeff Koons vs Louis XIV fait décidément recette. Les parisiens retournent à Versailles pour l'occasion et cohabitent dans les files d'attente avec les touristes du monde entier... Ah si chacun s'était donné la main, quelle belle performance cela aurait été et quel beau geste pour la paix dans le monde !
Pour rappel : il y a quelques jours, je m'étais roulé par terre de rire (au mépris de toute hygiène) en lisant cette citation d'une japonaise en pleurs dans un quotidien gratuit : "Venir à Versailles était mon rêve. Et là, tout est gâché à cause de ce gros caniche violet". Au fond, je vous rassure, c'était nerveux. Car je la comprends un peu cette pauvre touriste venue réaliser son rêve. J'ai du coeur, oui, un peu!
Pour être franc, le scandale, la polémique, l'outrage aux bonnes moeurs et à la bienséance sont surtout de magnifiques coups de pubs...
Et je suis très sensible à la pub. Après une heure d'attente, nous voilà entrer dans le magnifique château de Versailles, bousculant ici et là des touristes logés aux premières places. Premier Koons, celui qui est flou ci-dessus (l'émotion) et super net ci-dessous (je me suis remis de mon émotion) : il s'agit d'une fleur.

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Après avois parcouru quelques salles, voici le FAMEUX caniche violet qui a humidifié bien des "kleenex" :

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Pas de quoi fouetter un chat, non?

Continuons avec quelques unes de ses oeuvres : le lapin, le Jackson et le homard.

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La galerie des glaces est bleue ...

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... le coeur est rouge

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et les aspirateurs de Marie-Antoinette?

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A mon sens, les oeuvres de Jeff Koons ne défigurent pas les salles du château. Elles permettent de créer la surprise et l'attente dans un lieu somme toute très connu. Mais l'aventure ne s'arrête pas là...

... à l'extérieur, la foule en délire attend les grandes eaux musicales

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Les premiers jets d'eau se font attendre avant qu'une jeune femme munie d'une lourde clef actionne les premières fontaines :

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Après le marathon des grandes eaux musicales, allons chez Marie-Antoinette, en compagnie d'un ange :

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Après le petit trianon, retour au château, déserté (enfin) pour un dernier Koons pour la route :

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Magnifique dimanche, non?

 

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22 septembre 2008

Les pontons du château


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Fuir les longues files d'attente parisiennes des journées du patrimoine pour se mettre au vert dans les files d'attente du château de la Motte-Tilly : tel était ce dimanche.
A l'occasion d'un week-end familial et d'un retour aux sources qui ont baigné ma gentille enfance, un convoi s'est aventuré hors des sentiers battus par les souliers parisiens, près de la centrale nucléaire de Nogent -sur -Seine (magnifique), jusqu'aux portes d'un château du XVIIIè, celui de la Motte Tilly. Après avoir fait le tour du jardin, admiré deux pontons (qui m'évoquent toujours le départ, l'évasion, mais aussi le farniente et les échardes...), une eau verte et des nénuphars sans fleur, la visite du château s'est imposée d'elle-même.  Une longue file d'attente nous attendait, l'occasion de photographier les ombres des visiteurs. Extraits photographiques de cet après-midi...

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Vous vous posez des questions : deux châteaux en très peu de temps, n'est-ce pas un peu trop? mais quel château lui reste-t-il à visiter? Moulinsart? Versailles avec Jeff, Fontainebleau avec un éléphant?
Suite au prochain épisode !

 

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08 septembre 2008

VAUX -lovely- COMTE


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"So lovely", dit l'américaine en couvant du regard son ticket d'entrée .. "So lovely" devant le jardin de Le Nôtre, "So lovely" devant un tableau. Mais, dites-moi, ne serait-il pas "lovely" ce château de Vaux-le-Vicomte  ?

Seule ombre au tableau, la météo. La douce pluie a incité le visiteur à enfiler le manteau de pluie en "kawette" et les godillots de vair. Un jour le soleil viendra... En attendant, si vous vous habillez en 12 ans (voire moins), il est possible d'emprunter des robes de princesse et des costumes de mousquetaire à l'entrée du château. Vive déception, la taille L n'existe pas. Ce dimanche, mon coeur d'Athos s'est fendu en un instant.

Pour reprendre l'histoire de Fouquet, je ferai simple : voulant épater le roi, il lui a présenté son gros château sous le nez. Ne jamais se moquer de la taille du château du roi ! C'est une règle pourtant simple.  Résultat : la disgrâce. Pour faire encore plus simple, il est arrivé la même chose à un autre très grand personnage historique : Geoffrey de Peyrac...

Trêves de plaisanterie : si Versailles est aussi beau, c'est que Vaux-le-Vicomte a essuyé les plâtres. Admirez (en silence, s'il vous plaît).

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Une fois l'intérieur du château quitté, le clou de la visite est à notre portée : les jardins somptueux et spectaculaires. Les distances paraissent rassurantes, mais il ne faut pas se fier aux apparences, le visiteur a bien fait de ne pas prendre ses pompes japonaises (les pauvres chéries craignant l'eau), la route est longue et truffée de surprises. Les "Ah", "Oh", et "Eh" ponctuent la balade. Le Nôtre était vraiment un génie. Oui, définitivement !

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Le jardin a une fin, somptueuse, empruntée à la statuaire napolitaine, le " Hercule Farnèse", déjà rencontré , mais ici en plus grand, le bonhomme est toujours aussi fourbu, mais quelle force contenue !


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Pour finir cette journée, finalement plutôt radieuse, ce cliché d'un oiseau voletant sur un plafond...

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Lovely, non?

 

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01 septembre 2008

Expansion ! Compression !


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Ancrés dans la mosaïque d'entrée de la Fondation Cartier, mes pieds chaussés à la "Onitsuka Tiger" en voient déjà de toutes les couleurs. Après ces premiers pas, le visiteur chaussé pour la circonstance découvre les pouces, mains et seins de César. Le bronze rivalise avec le baccarat et la résine; la couleur contraste avec violence avec les statues disposées tout autour de la fondation.

Muni du petit papier donné à la caisse, le visiteur découvre le vocabulaire de César : expansion (pour faire court : de grosses flaques de peinture avec coulure... oui, ça vous donne envie de découvrir)et compression (la casse arty pour voitures en fin de vie).

En entrée, des animaux imaginaires, menaçants et étonnants ont subi le feu du chalumeau de l'artiste. Jean Nouvel, scénographe de l'exposition et architecte de la fondation, les a chouchouté en les protégeant dans une caisse estampillée "fragile".

Après le monde animal, les empruntes humaines se déclinent dans toutes les tailles et toutes les couleurs; le prêt-à-porter artistique est à notre portée...

Vous aimez les pouces? Choisissez la version de 6 mètres de haut. Vous aimez encore plus les seins ? Optez pour le modèle orange fluo. Vous ne le regretterez pas.

Si le choix des seins est compréhensible (si, si !), celui du pouce nécessite explication de l'auteur : "l'idée du pouce m'a aussitôt amusé, car à l'école [...], j'avais appris que [...] César levait et baissait son pouce pour indiquer le sort réservé au gladiateur vaincu".

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Au sous-sol, les compressions de voitures se déclinent également dans toutes les gammes et à l'extérieur, une installation réinterprétée par Jean Nouvel, à l'origine "un mois de lecture des Bâlois", gigantesque compression de centaines de tonnes de journaux (ici des balles de papier parisien) :

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Après avoir vu tout ça, la sortie nous tendait les bras. Le jardin du Luxembourg aussi !

A la question : "si les vaches regardent les trains passer, que font les cerfs?", je vous propose cette réponse : ils arbitrent les matchs de Tennis ! Etonnant, non?

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10 août 2008

Si Raguse m'était contée

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"Je gardais mon front collé à la vitre du car. Il n'y eut pas d'autre fantôme, mais je ne perdis pas une miette du miracle qui s'offrait à moi : Raguse venait d'apparaître en contrebas, splendide cité ivoire baignée par une mer que le coucher du soleil rendait incandescente. Ses toits rouge sang, tassés à l'intérieur d'un impressionnant mur d'enceinte, rivalisaient d'ocre avec le ciel flamboyant. Edifiée sur une large péninsule, la ville semblait défier tempêtes et invasions, tel un géant invincible campé les pieds dans l'eau, face à l'Adriatique. En même temps, de là où je me trouvais, elle avait l'aspect d'une cité miniature, une sorte de maquette qu'un sculpteur aurait déposée-là, au pied des montagnes. La rue principale, quand nous l'atteignîmes deux heures plus tard, était pavée d'un marbre poli par des siècles de piétinement et où se reflétaient les lumières des boutiques et des palais qui la jalonnaient ; elle scintillait comme la surface d'un grand canal..."
Une fois n'est pas coutume, j'emprunte des mots pour vous conter Dubrovnik, ex-Raguse et perle incontestée de l'Adriatique. Au retour de ce fameux voyage, j'ai entamé la lecture de l'historienne et Drakula d'Elizabeth Kostova et suis tombé sur ce passage qui m'a replongé dans les ruelles de Dubrovnik. La description est assez juste, il manque juste à l'appel les hordes de touristes. En guise d'étude, trouvez les différences entre ces deux photos, l'une est prise le matin, l'autre vers 14h :

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A noter que la deuxième photo recèle outre les magnificences de Dubrovnik, une belle robe verte. Mais passons...
La vieille ville de Dubrovnik, entièrement piétonne, est peu dense mais riche en monuments :

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A partir du port de Dubrovnik, les bateaux partent en direction de "la plage" de la ville, l'île de Lokrum. D'une de ses hauteurs, on admire le magnifique panorama d'une île déserte et des remparts de Dubrovnik :

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Imaginons cette ville hors saison... Un rêve, sans touristes...

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03 août 2008

Waterproof shoes

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Previously on "Arnolog" : après avoir trempé dans de nombreuses affaires aquatiques (Plouf attitude I et II), avoir fréquenté des établissements louches en compagnie de visiteurs couverts de bonnets en latex, il était grand temps d'arrêter de sniffer du chlore et de changer d'échelle de bassins. Soyons forts, voyons grand, finies les longueurs de 25 m, plongeons sans limites dans une mer turquoise, flirtons avec des vrais poissons, et abimons-nous les orteils sur les galets, fossiles, silex pointus, lames de rasoir et tout autre accessoire coupant qui tapissent le carrelage de cette grande piscine adriatique... A ce propos, je soupçonne fortement le lobby des chaussures en plastoque d'avoir fomenté ce coup... Cette question pourrait faire l'objet d'une nouvelle enquête de l'inspecteur Arnoby! Mais, ne suis-je pas débordé?

Avant de se mettre en maillot de bain dans des cabines d'essayage prévues à cet effet et de s'exposer aux bienfaits des UV, il fallait bien s'extraire de la magnifique Split, prendre un ferry ou un catamaran, vagabonder à bord et admirer les magnifiques reflets d'un soleil croate et éblouissant sur une mer adriatique et calme.

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Au bord des îles paradisiaques de Hvar, Brac et Mljet, l'eau environnée d'une nature sauvage est vraiment tentante. Impossible de ne pas succomber aux appels des sirènes de l'adriatique : Adieu Pénélope, je plonge ! Ci-dessous quelques clichés tests : auriez-vous résisté?

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Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus par les vertus "scientifiquement prouvées" d'un plongeon dans l'adriatique, une précision : l'eau n'est pas froide ! Et pour les douillets : voir plus haut pour l'achat de pompes en plastique.
Une fois, le bain de mer consommé, de délicieuses balades nous ont mené dans des lieux magnifiques : la ville de Hvar, les lacs de Mljet et le port de Supetar :

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En fin de journée, sur le chemin du retour à Split, "et un coucher de soleil, un !" :

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Et arrivé devant Split :

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Encore des reflets... Cette mer est décidément formidable !


A bientôt à Dubrovnik.


 

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