03 août 2008
Waterproof shoes
Previously on "Arnolog" : après avoir trempé dans de nombreuses affaires aquatiques (Plouf attitude I et II), avoir fréquenté des établissements louches en compagnie de visiteurs couverts de bonnets en latex, il était grand temps d'arrêter de sniffer du chlore et de changer d'échelle de bassins. Soyons forts, voyons grand, finies les longueurs de 25 m, plongeons sans limites dans une mer turquoise, flirtons avec des vrais poissons, et abimons-nous les orteils sur les galets, fossiles, silex pointus, lames de rasoir et tout autre accessoire coupant qui tapissent le carrelage de cette grande piscine adriatique... A ce propos, je soupçonne fortement le lobby des chaussures en plastoque d'avoir fomenté ce coup... Cette question pourrait faire l'objet d'une nouvelle enquête de l'inspecteur Arnoby! Mais, ne suis-je pas débordé?
Avant de se mettre en maillot de bain dans des cabines d'essayage prévues à cet effet et de s'exposer aux bienfaits des UV, il fallait bien s'extraire de la magnifique Split, prendre un ferry ou un catamaran, vagabonder à bord et admirer les magnifiques reflets d'un soleil croate et éblouissant sur une mer adriatique et calme.
Au bord des îles paradisiaques de Hvar, Brac et Mljet, l'eau environnée d'une nature sauvage est vraiment tentante. Impossible de ne pas succomber aux appels des sirènes de l'adriatique : Adieu Pénélope, je plonge ! Ci-dessous quelques clichés tests : auriez-vous résisté?
Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus par les vertus "scientifiquement prouvées" d'un plongeon dans l'adriatique, une précision : l'eau n'est pas froide ! Et pour les douillets : voir plus haut pour l'achat de pompes en plastique.
Une fois, le bain de mer consommé, de délicieuses balades nous ont mené dans des lieux magnifiques : la ville de Hvar, les lacs de Mljet et le port de Supetar :
En fin de journée, sur le chemin du retour à Split, "et un coucher de soleil, un !" :
Encore des reflets... Cette mer est décidément formidable !
A bientôt à Dubrovnik.
21 juin 2008
La plouf attitude II
Après un premier épisode consacré à la plouf attitude (ici),voici un second épisode autour de l'eau chlorée et de son goût si particulier... Vous avez rêvé d'une BD sur votre discipline sportive préférée, Bastien Vivès l'a fait !
Rappel pour les néophytes, le rituel du parfait petit nageur
est celui-ci : vestiaire, passage obligatoire sous la douche et dans le
pédiluve, expression de vif étonnement ("l’est froiiiiide !"), crawl,
brasse coulée, dos crawlé (sans rétro), accélération, ralentissement,
slalom, esquive horizontale ou verticale (vive le sous l’eau), passage
réconfortant sous la douche chaude et retour fourbu dans les
vestiaires...
Dans le goût du chlore, une bande dessinée de Bastien Vivès (voir son blog ici), un jeune homme se rend à la piscine une fois par semaine, contraint et forcé par son kiné et un mal de dos persistant. Assourdi par un très joli bonnet bleu, il s’élance dans l’eau turquoise et chlorée du bassin. Le monde du silence est à sa portée, seuls les quelques battements des autres nageurs le distraient dans sa tâche... jusqu’au jour où une jeune nageuse, bien plus douée que lui, capte son attention. De mercredi en mercredi, le jeune homme l’attend, s’inquiète de ses retards et ose un beau jour lui adresser la parole.
Elle lui donne alors quelques conseils de natation (le lecteur en bénéficie également) et se dévoile à lui par épisode, le temps d’une pause entre deux longueurs. Lorsqu’elle ne vient pas, il touche "le fond de la piscine". L’émoi est bel et bien là, d’une case à la suivante. La piscine est ici le théâtre d’une jolie rencontre. Le goût du chlore est sensible, intime et pudique, tout en silence et en retenue. De quoi y puiser la force d'aller et de retourner à la piscine !
27 janvier 2008
La plouf attitude
Comme il est utile de faire du sport, que le jogging est une activité très mauvaise pour les genoux, les sinus, le coeur, les poumons et l'esprit (bref je veux pas...), je m'adonne depuis quelques mois à la douce et néanmoins dynamisante discipline aquatique : crawl, brasse coulée, dos crawlé (sans rétro), accélération, ralentissement, slalom, esquive horizontale ou verticale (vive le sous l'eau), déambulation dans les vestiaires, passage obligatoire dans le pédiluve, passage réconfortant sous la douche chaude... Le tout sans mes lunettes (oui, je suis assez myope de ma personne...). Pas de colin-Maillard qui tienne (ce serait mal vécu), pas d'horloge géante à ma disposition, le monde n'est pas fait pour ceux qui voient flou.
Assourdi par un très joli bonnet bleu, muni de lunettes anti buée (quelle publicité mensongère !) et d'un pince nez (transparent), je décompresse : le monde du silence est à ma portée, pas de livres "waterproof", pas d'animations, pas d'ipod autorisé, seul le bruit de quelques battements... Le calme avant et après la tempête. J'ai à plusieurs reprises touché le fond de la piscine dans le p'tit pull marine tout déchiré au coude qu' j'ai pas voulu recoudre, que tu m'avais donné, je me sens tellement abandonné. Heureusement, le dimanche matin, la piscine est remplie : les enfants s'éclatent dans le petit bain, les super nageurs vous complexent, les nageurs du dimanche découvrent le sens de la nage (on roule à droite bon sang!) et on attend pour les douches : au suivant! au suivant !
Il reste qu'à regret je ne nage pas dans un bain de Budapest, Gellert par exemple (voir photo ci-dessous) dans lesquels on se surprend à s'imaginer "Poséidon" ou "Neptune".
Mais bon, peu importe le flacon pourvu qu'on est le chlore.
Pour revenir au p'tit pull marine, écoutez cette formidable reprise :















