14 avril 2009
"CLAK!"
Collées, séchées, pressées entre les pages quadrillées d’un cahier, les plantes vivent encore de nos jours une persécution quotidienne et banalisée. Motivés par d’obscurs impératifs scolaires, les enfants arrachent les feuilles de leur environnement pour constituer un herbier. un recueil de pages où les plantes se cachent pour mourir, rien de moins !
Visiblement traumatisé, Jul, dessinateur de presse et de Bandes dessinées sensibilise les jeunes générations en signant cet "herbier impitoyable" aux éditions Charlie Hebdo Junior. Avec Jul, faisons un rêve : et si un livre pouvait nous débarrasser des importuns...
Il est facile de collectionner les ennuis quand on est un élève d’école primaire nanti d’une belle-mère vociférante, d’un ami à quatre pattes montrant les crocs, du "grand fred" racketteur et d’une maîtresse d’école tyrannique. Il serait tellement plus réjouissant de collectionner dans un herbier ceux qui nous pourrissent l’existence... Et voilà qu’un beau jour, Simon (car c’est de lui dont il s’agit) découvre échoué sur le bitume, "l’herbier qui tue". En l’ouvrant, un mode d’emploi le met au parfum :
"Cet herbier magique vous permet de collectionner non pas des fleurs ou des feuilles que l’on fait sécher entre les pages, mais des gens bien réels. Il vous suffit de penser à une personne, et de refermer avec force le livre : la voilà piégée !"
Très librement inspiré du manga "Death Note" de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, cet "herbier impitoyable" défoule et réjouit le lecteur. Violent, vous avez dit violent ?... Oui, certes, mais avec l’humour qui caractérise Jul (il faut d’ailleurs à tout prix lire "Il faut tuer José Bové", "la croisade s’amuse" et le "guide du moutard"). Cette fois-ci, Jul s’attaque au jeune public sans mâcher ses mots et sans restreindre sa plume... En témoignent ces portraits éclatés, aplatis, en un mot "cubistes" des victimes de ce fabuleux herbier...
06 janvier 2009
... de ses propres ailes
"On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d’un million d’années
Et toujours en été"
Pourquoi descendre vers le Sud quand il est si bon de vivre dans le froid ? Les mains sont gantées, les pieds se chaussent de patins à glace pour évoluer sur les trottoirs et les yeux ne s’éblouissent qu’à de rares occasions grâce aux douces tonalités grises du ciel. Que demander de plus ?
Les oiseaux migrateurs n’ont décidément rien compris. Rien de rien. Quand vient l’automne, quand les arbres se délestent de leurs feuilles et tapissent le sol, ces volatiles qui honoraient les arbres de leur présence, bouclent leurs bagages. "On the road again", direction "le Sud" ! En un chant de ralliement, les oiseaux déploient leurs ailes et s’aventurent sur la route des vacances... en oubliant le petit dernier, au pied de l’arbre, occupé à la sieste.
Le réveil est dur, le désespoir soudain. Quoi ? Où ? Qui ? Pourquoi ? L’oisillon se sent soudainement abandonné. Débarque alors le sauveur... Mooch le chat, qui s’attendrit et lui tend la patte pour le guider vers la terre promise, le Sud, à la recherche de ses parents envolés.
Ce curieux équipage traverse des paysages, déambule dans un monde de silence avant que le chant d’un oiseau brise cette douce amitié et annonce une séparation et la douce sieste du chat... L’oisillon s’envole alors de ses propres ailes !
C’est un beau roman, c’est une belle histoire. C’est aussi le dernier album de Patrick McDonnel. Un album aux couleurs sépias, sans paroles, finement dessiné, qui évoque ces amitiés fulgurantes et ce bonheur d’aider et d’être aidé... comme dans la chanson des Beatles, "With a little help from my friends", bande son idéale de cet album adorable.
30 août 2008
La glaneuse au balai
La potion magique des irréductibles Gaulois et les épinards en boîte de Popeye n’ont qu’à bien se tenir. La soupe carotte-poireaux-pommes de terre de la sorcière Kroquela est en mesure de détrôner tous ces produits énergisants.
Oublions les soupes froides de cet été, andalouses ou non. L’automne (qui approche) et l’hiver (qui suit) sont des saisons propices à la dégustation de délicieuses soupes fumantes. Et quand les bienfaits naturels des légumes se conjuguent aux pouvoirs de la sorcellerie, le breuvage séduit les plus réfractaires.
Dans une forêt aux couleurs de l’été indien, une sorcière se réjouit du retour du tintamarre des gouttes de pluie sur les carreaux des fenêtres et des hurlements d’un vent "à décorner un boeuf". Une soupe bien chaude ne serait pas un luxe... Mais la sorcière ayant dansé avec son balai tout l’été se trouve "bien dépourvue quand la brise est venue" : les conserves sont introuvables, les placards sont désespérément vides. La sorcière s’en va alors glaner des légumes chez ses prestigieux voisins : mère-grand et le petit chaperon rouge, l’ogre et le petit Poucet. Le quartier est résolument jet set...
Son panier garni, la sorcière cuisine en parfait cordon bleu : le fumet attire les animaux de la forêt... et la foudre des voisins volés.
Chacun goûtera cette soupe en guise de dédommagement... Vont-ils l’apprécier ?
Dans cet album, les auteurs détournent les contes pour le plus grand plaisir des petits et des grands. L’illustration de Magali Le Huche est toujours aussi plaisante et drôle. Elle fourmille de détails comme dans Bertille Bonnepoire ou Au pays merveilleux de l’intrépide Non-Non : les animaux jouent toujours très bien les seconds rôles !
Vous n’êtes pas un inconditionnel de la soupe ? L’argument "ça te fera grandir" est épuisé ? Cet album est pour vous !
19 août 2008
Oiseau cherche oiselle
Sur un fil, lieu propice aux rencontres entre funambules et autres équilibristes, un oiseau se pose, puis deux, puis trois, puis quatre, puis cinq, puis... Dix ! Ce dernier n’est pas comme les autres. L’oiseau est une oiselle ! Comment nous, lecteurs, en sommes-nous si certains ? L’oiseau est rose, a des longs cils, un petit foulard dans les cheveux... Cela ne trompe personne.
Cette arrivée trouble la douce quiétude masculine qui régnait jusqu’alors : on se pose, on se dit "salut" ou parfois "euh salut". La vie est belle et simple. L’arrivée de la jolie oiselle délie les langues et enrichit le vocabulaire des oiseaux, "ciao bella", "vous nichez chez vos parents", "alors, on vole toute seule", "vous avez un très joli p’tit bec"... J’en passe. Vous comprenez que la concurrence fait rage. Pour un flirt avec elle, ils auraient fait n’importe quoi. Et quelle est la réaction de la jeune et rose oiselle, me demanderez-vous ? Elle lève les yeux au ciel et commet devant nous un acte d’une rare indélicatesse. Tout ça pour rester seule, plutôt que mal accompagnée...
Perrine Dorin signe ici un adorable album qui sent le vécu... L’auteur aurait-elle été récemment "importunée" ?
09 avril 2008
Carré noir sur fond noir
Fermons les yeux pour lire, frôlons du doigt les couleurs que nous présente Thomas, glissons sur le braille pour atterrir ensuite sur la partie la plus sensible et la plus difficile à appréhender : les illustrations. Depuis Rimbaud, nous savons que les voyelles portent des couleurs... Ici un cerf volant représente le bleu du ciel, des plumes le jaune d’un poussin, l’herbe fraichement coupée évoque au jeune Thomas la couleur verte. Thomas ne voit pas. Il ressent ce qu’il ne peut voir. Les autres sens en éveil, il évoque le goût et le parfum des couleurs.
Ouvrons les yeux, le noir brillant du braille et des illustrations contraste subtilement avec le fond noir de la page. En 1918, Malevitch réalise un acte artistique sans précédent en peignant "le carré blanc sur fond blanc" : du blanc peint dans le sens horizontal, puis vertical pour distinguer le carré du fond de la toile. 90 ans plus tard, Menena Cottin et Rosana Faria réalisent un album noir sur fond noir. Le relief et la brillance permettent de distinguer les formes et incitent au toucher (c’est autorisé !). Album émouvant et superbe, le livre noir des couleurs est d’une grande richesse poétique. Il interroge notre environnement (pourquoi se contenter de voir les couleurs quand on peut les sentir et les associer à des sensations ?) et aborde le thème de la cécité avec subtilité. Album pour voyants et non voyants, il mêle le braille aux lettres blanches du texte.
Apportons en guise de conclusion, la dernière touche noire au tableau : "Pour Thomas, la plus belle des couleurs, c’est le noir. Il trouve qu’il a la douceur rassurante de la soie quand sa mère l’embrasse et qu’elle l’enveloppe dans sa chevelure"
30 janvier 2008
Album d'horreur
Attention : passage obligé ! Nouvelle tradition ! Il faut chroniquer ce magnifique album et répandre la bonne nouvelle... C'est si bon de trembler en toute sécurité. Voilà donc :
Comment
dormir dans de telles conditions ? La maison est celle de feu Papi
Ernest, les murs sont couverts d’un papier peint défrâichi, les
fenêtres de la chambre donnent sur le cimetierre et l’édredon est d’une
rare épaisseur. Ernest, porteur du prénom de son grand-père, a l’âge de
dormir avec une multitude de doudous, une couche supplémentaire de
protection contre les esprits les plus tapageurs que l’on pourrait
imaginer croiser dans une maison aussi lugubre.
Parmi ces compagnons à peluche : le voisin Totoro (peluche
dérivée du magnifique film de Miyazaki, Mon voisin totoro) et le Mister
Jack de Tim Burton. A défaut d’être téméraire, le garçon est
indéniablement cinéphile... Aussi ne paraît-il pas surpris de lire au
loin sur une tombe du cimetière voisin l’épitaphe de Bela Lugosi,
l’acteur qui a le premier incarné le comte Dracula et celle de Charles
Dickens... Il est cependant destabilisé par l’arrivée théâtrale d’un
feu follet bleu qui l’emmène vers l’aventure : Vladimir le Vampire lui
aurait subtilisé sa médaille. L’enquête commence et l’entraîne dans des
profondeurs sépulcrales...
Les illustrations sont magnifiques, les textes très enlevés. Cet album
constitue une véritable réussite qui ravira également les parents par
la richesse de ces références et ces emprunts à la littérature, au
cinéma et même à la tragédie grecque... Les auteurs reprennent ainsi
l’énigme que le Sphinx soumet à Oedipe dans la tragédie de Sophocle :
"J’ai quatre pattes au petit déjeuner, deux à midi et trois au
souper... qui suis-je ?".
Réponse dans cet album ou dans "Oedipe Roi". A vous de choisir...
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19 janvier 2008
L'école recyclée
Rien ne se perd tout se transforme, la pédagogie c'est répéter, en ce moment peu de temps pour moi : le résultat messieurs dames ? Voici les textes d'une exposition réalisée pour ma Médiathèque sur le thème de l'école. Je recycle... Mais c'est pour la bonne cause : l'occasion de vous souvenir du bon vieux temps...N'hésitez pas à laisser des anecdotes sur votre vie cachée d'écolier(e)!
Le Premier jour de classe
Un jour de septembre, forcément pluvieux, l’été s’achève devant la grille d’une école. Entrant par la grande porte, laissant derrière nous des parents qui nous regrettent déjà, nous entrons la tête la première dans la vie scolaire. Au menu : un professeur, une place proche ou éloignée du radiateur, la découverte des copains et des copines, l’excitation du premier jour et le terrible suspens : vais-je réussir mon entrée dans le monde des grands ? Tout est calme, seule la voix du professeur résonne dans la classe. Une nouvelle vie commence.
Le professeur (gentil ou méchant ?)
Le gentil
Hussard de la République, archange du savoir, le professeur offre aux enfants les clefs de notre monde. A l’écoute, il est celui qui révèle les talents enfouis, relève l’enfant en perte de confiance et se bat pour un idéal d’éducation dispensée à tous pour l’accomplissement de chacun. Apprécié de ses élèves, des parents et de ses collègues (sauf du méchant professeur..), il fait aimer les matières qu’il enseigne, ouvre ses portes au monde extérieur, emmène sa classe à la Médiathèque et au Théâtre. Qu’il soit remercié !
Le méchant (seb copyright)
Armé du stylo feutre rouge, détesté par les cancres, redouté par le premier rang et les élèves des petites classes, il désigne du doigt et passe à la question l’ignorant du jour. Comment fait-il pour savoir systématiquement qui n’a pas appris sa leçon ? Un don particulier ? Alors punitions et humiliations pleuvent : tampons et craies lancés à travers la classe, coups de règle sur le bout des doigts, nettoyage du tableau noir, des lignes et des lignes à recopier et, punition ultime, convocation des parents. Mais pourquoi est-il si méchant ?
La lecture (seb copyright)
La méthode d’apprentissage de la lecture est globale, semi-globale, syllabique dans des manuels qui ont notamment mis en scène les fameux « Daniel et Valérie » pendant plus de 20 ans. Vient à la rescousse de l’élève la phonétique. Autre terme barbare qui indique que la lecture est un ensemble de sons, de combinaisons, de silences, de liaisons et d’accents aigus, graves et circonflexes qui peuvent rendre perplexe.
Horloge...
... dieu sinistre, effrayant, impassible, dont le doigt nous menace et nous dit : « souviens-toi »… Oui, souviens-toi de ces secondes qui défilent sous ton regard inquiet : as-tu le temps de terminer cet exercice avant que la cloche ne sonne la fin du temps réglementaire ? Vas-tu comprendre ce problème avant le début de la récréation ? Pour qui sonne ce glas ? Oui, comme l’a si justement écrit Charles Baudelaire, l’horloge est un dieu sinistre, effrayant, impassible… Regardée par des générations d’enfants, elle rougirait presque de tant d’attentions ! A propos, n’est-ce pas l’heure de la récréation ? Le temps passe tellement vite quand on s’amuse…
La récréation
Pause consentie par le directeur d’école aux enfants et professeurs. Elle est considérée comme un acquis social pour les élèves des écoles maternelles, primaires, des collèges et même des lycées ! Entre deux intenses réflexions mathématiques ou littéraires, cette mi-temps d’une durée toujours trop courte survient traditionnellement le matin puis l’après-midi. Dans la cour de récréation, les enfants jouent, font du sport, se chamaillent (en cas de vif désaccord) et discutent aussi sous le préau avec dégustation de viennoiseries pour recharger les accus. Afin de profiter de cette pause, mieux vaut se munir de billes, d’élastiques, de cordes à sauter… Les sportifs sont à l’honneur ! Chacun est pourtant à sa place : il n’est pas interdit de jouer aux spectateurs…
La dictée
Qu’elle soit de Prosper ou de Bernard, la dictée est lancée d’une voix ferme et déterminée, celle du professeur : les stylos, les plumes sont en attente, la dictée commence. Le titre tout d’abord, puis les premiers mots. Les liaisons s’écoutent, la ponctuation s’exprime, un point c’est tout. L’intensité est à son comble. Les yeux des suppliciés s’efforcent de ne pas quitter les lignes de leurs copies. Ne pas regarder si le voisin met un « t » ou un « s » à la fin du mot. Le fil ne doit pas être perdu, sous peine de devoir lever le bras en signe de perdition :« vous pouvez répéter ? » Certains mots sont volontairement mal écrits pour brouiller les pistes… La dictée achevée reste à corriger : le rouge s’ajoute au bleu. La dictée qu’elle soit de Mérimée ou de Pivot, a ses grands adeptes. En témoignent les nombreux concours de dictée qui rassemblent d’irréductibles nostalgiques…
Le problème de Maths (seb copyright)
C’est à croire que l’Education Nationale a voulu orienter ses élèves vers l’artisanat et plus particulièrement la plomberie : des exercices avec des fuites et des baignoires se vidant au ⅝e puis à remplir (en cl), des cas surprenants de masse et d’équilibre à déterminer, des mesures d’hectares de terrain où se mêlent le périmètre, la diagonale, les circonférences. Abscisse et ordonnée sur papier millimétré pour des résultats appartenant (E) souvent au groupe des éléments de notation numérique inférieur (≤) à 5, et classification dans le sous-élément des cancres et/ou des littéraires…
La photo de classe
Elle garde une place de choix dans l’album familial des années après qu’elle a été prise. Instantané d’un groupe, cette photo représente l’enfant chéri dans son environnement : une salle de classe, une cour d’école, et des élèves très sages, souriants, coiffés avec goût (ou non). Pratique ancestrale, cette photo de classe permet de découvrir ses parents ou grands-parents en culottes courtes. En noir et blanc ou en couleur, les habits changent, les coiffures aussi… Ces photos sont devenues avec le temps un merveilleux moyen de faire chanter un membre de sa famille, qui reniant la mode de son époque, n’en revient toujours pas d’avoir un jour porté ce pull-over bleu ciel avec un « Pluto » jaune imprimé sur la poitrine. La photo ne ment pas, c’est bien là son pire défaut !
La cantine
« Je préfère manger à la cantine, avec les copains et les copines, et même si la viande est dure comme du caoutchouc, au moins je suis sûr de rigoler un bon coup. Je préfère manger à la cantine, même si le beurre c’est d’la margarine, tant pis s’il y a des cailloux dans les épinards, je préfère manger au réfectoire." (hommage)
Carlos avait dû vivre de chaleureux moments avant d’interpréter cette chanson : batailles de purée interdites dans le réfectoire, mais si ludiques ; répartition égalitaire du plat (les plus proches du couloir sont toujours les mieux servis…), le pain plongé dans la carafe et le bruit d’un verre cassé avec les applaudissements qui s’ensuivent… Qu’on se le dise : les enfants mangent bien mieux de nos jours (la chanson est ancienne) ! Vive l’équilibre alimentaire à la cantine et les batailles de carottes à l’eau !
Les cours de sport
Avoir les mains qui glissent sur la corde à grimper, s’essouffler à la course, être gymnaste, footballeur de génie, skieur occasionnel, sauteur en hauteur et en longueur : toutes les carrières sportives s’ouvrent dès le plus jeune âge à l’école !
Les cours de sport sont des respirations, des pauses indispensables pour que se réalise l’idéal d’un « esprit sain dans un corps sain ». Apprentissage de l’esprit de compétition et de la franche camaraderie (en cas de victoire), le sport collectif commence toujours par la répartition des équipes : un grand moment de solitude pour celui qui attend d’être choisi !
Le cours de sport est aussi l’occasion de sortir de l’enceinte de son école et cela pour le plus grand bien des élèves…
Les sorties scolaires
La somme des cauchemars du professeur : perdre des yeux un élève, mal compter au moment du retour, soutenir les enfants atteints du mal des transports, retirer une banane écrasée d’un sac, recompter les enfants à chaque moment de la journée… L’enfer ! Le stress ! Mais aussi, de joyeux moments en perspective : le chant adressé au chauffeur (le champion), l’hymne des marcheurs (ça use…), et les réunions parents – profs dans le bus… A l’arrivée, la joie de faire découvrir un musée, un château ou le bonheur d’une flânerie champêtre… De grands souvenirs qui marquent énormément et donnent envie de se documenter à la médiathèque pour en savoir plus et même de partir pour de bon en vacances !
Les vacances scolaires
« Donne-moi ta main et prends la mienne, la cloche a sonné ça signifie, La rue est à nous, que la joie vienne Mais oui, mais oui, l’école est finie »
Oui Sheila, toute chose a une fin… La cloche sonne, l’année scolaire s’achève, le cartable est remisé, des cahiers de vacances s’ouvrent, prennent le sable avant d’être oubliés. Les professeurs férus de géométrie tracent des cercles au bord de l’eau, tout le monde s’ennuie… Heureusement, septembre arrive vite !
08 décembre 2007
Sans rugir, ni courir
Ajout au réglement de ma Bibliothèque :
1. Il est formellement interdit de rugir dans l’enceinte de la bibliothèque
2. Il est prié d’essuyer ses pattes avant de rentrer en section jeunesse
3. Ne pas courir (ceci concerne également les lecteurs à deux pattes)
4. Il serait très mal vu par le personnel de la Médiathèque de croquer un jeune lecteur
5. Ne pas laisser trop de poils de crinière sur les livres de la Médiathèque
Si ces 5 articles sont respectés, un lion peut tout à fait entrer à la bibliothèque, bénéficier des magnifiques collections et écouter des contes et des lectures d’albums. Ce nouveau réglement vous semble injustifié ? Ouvrez le magnifique album "le roi de la bibliothèque" ! Voici donc un lion entrant un jour dans une bibliothèque. A part Monsieur Dubourdon, un employé, cela ne semble déranger personne. Il faut dire que ce lion est des plus charmants. Poli et serviable avec ça... Il dépoussière les encyclopédies et les rayons philosophies de la bibliothèque. Il se retrouve même à lécher toutes les enveloppes des avis de retard ! Un employé modèle ! Tout va pour le mieux jusqu’au jour où la directrice, Melle Beautemps se blesse... Est-il responsable de ce forfait ? Doit-on lui confisquer sa carte ? A vous de le découvrir... "Le roi de la bibliothèque" est un album "so british" qui a rencontré un très grand succès outre-atlantique. Malgré la représentation un brin stéréotypé du bibliothécaire M. Dubourdon (nous ne portons pas de noeud papillon, jamais !), cet album est une belle incursion dans le monde des bibliothèques, sans rugir, ni courir...




















