13 mai 2008
Bela Lugosi au soleil
Que faire le week-end quand on est vampire ? Telle est la question que pourrait soulever le nom de ce groupe pop-rock venu de New York, Vampire Weekend...
Visionne-t-on l’intégrale de Bela Lugosi et autres Christopher Lee ?
Aiguise-t-on ses incisives dans l’attente de nuits meilleures ?
Danse-t-on sur les hymnes de Vampire Weekend qui n’a de gothique que le nom ?
Un conseil : vampire ou non, précipitez-vous sur cet album aux sonorités pop et world, la rencontre entre des percussions africaines et une pop plus anglaise qu’américaine. La presse les acclame, Internet les diffuse, les fans se multiplient... Tous saluent cette révélation et ce son qui emprunte indifféremment aux Beatles (l’orgue de Penny Lane et Strawberry fields forever), à Paul Simon, à Police, aux Talking heads (les premiers à avoir mêlés des sonorités pop à des instruments world) et en cherchant bien au "lodger" de David Bowie (ouf, je l’ai cité !).
Ce premier album est d’une fraîcheur et d’une simplicité qui rappelle les premiers pas de groupes comme Belle and Sebastian. A l’écoute (en boucle) de ce premier essai, un seul mot s’impose : POP ! Le plaisir est immédiat, la musique, authentique...
Sur la pochette, un lustre. Sur le disque, 11 soleils, dont le magnifique "M79" et le premier extrait à écouter ci-dessous : "a-punk".
26 décembre 2007
La radiolina
Devendra Banhart est un habile recycleur : il pose une voix digne de Marc Bolan sur des rythmes brésiliens, des guitares folk sur des atmosphères envoutées et réussit un album à la fois varié (dans les couleurs) et homogène (dans sa qualité). Devendra Banhart est aussi un formidable manipulateur : son look sixties, sa cour quasi "warholienne" (Cocorosie, Anthony and the Johnsons...) résuscitent une posture Rock’n Roll jusque là oubliée. Des auditeurs peu scrupuleux pourraient y voir une imposture. Quelle erreur ! Cet artiste est extrèmement talentueux et hérite de critiques qu’on avait coutume de formuler à l’encontre de David Bowie, rien de moins... Devendra fait à la fois du folk, de la world music, du rock et du Devendra. Ce disque s’écoute comme une émission de radio diffusant perles et raretés des années 1970. Un album à l’ancienne avec craquements caractéristiques du 33 tours (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître...), niveaux sonores hétérogènes poussant à la vigilance et mélodies imparables empruntant à la world music ses plus belles ambiances. On rêverait de trouver la fréquence de cette radio pour continuer à découvrir ces standards perdus...

