ARNOlog

Journal peu intime...

17 juillet 2009

Une vestale lascive

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Première moitié du XIX ème siècle, une femme tenait salon à Paris, s’entourait d’hommes de lettres et d’arts, inspirait la mode, faisait et défaisait les usages de la haute société... Posant sur un fauteuil "Récamier" devant les peintres, elle devint muse et mécène. Sa beauté éternellement fixée de vestale la rendit célèbre. Cette femme, Juliette Récamier, a ainsi marqué du sceau de sa modernité la période s’étendant du Directoire à la Monarchie de Juillet.

Mariée chastement à son père naturel ; lien familial qu’elle découvrit plus tard, Juliette Récamier fut une des premières femmes à adopter ce style vestimentaire grec et ce mobilier étrusque. Sa beauté lui ouvrit de nombreuses portes et lui permit de tenir un salon et de se rapprocher ensuite de personnalités influentes. Parmi elles, Madame de Stael, Chateaubriand, David... Son salon eut vite des velléités politiques de résistance à l’Empire. Ce qui entraîna de fréquentes délocalisations hors de Paris... Sa relation amoureuse avec Chateaubriand fit d’elle une muse littéraire.

Madame Récamier, David

Et aujourd’hui, une exposition au musée des Beaux Arts de Lyon et ce catalogue mettent à l’honneur cette figure étonnante et fascinante : une "Andy Warhol" sans activité artistique qui menait sa vie entourée d’artistes dont elle collectionnait les peintures et mobiliers. Elle devenait l’œuvre des artistes. Exigeante, elle manipulait son image avec dextérité. Par le soin qu’elle portait à celle-ci, elle aurait pu être adoubée par le "roi de la pop", Michael Jackson en personne... En devenant mécène, elle fut modèle, appréciant au-delà de tout les représentations qui rendaient grâce à sa beauté présente ou passée. Le travail de David fut à cet égard particulièrement détesté par Madame Récamier qui préféra le portrait que lui fit Gérard.

"Madame Récamier", Gérard

Outre cette exposition Lyonnaise, votre rencontre avec Julette Récamier est possible au Musée Carnavalet à Paris... grâce au magnifique portrait "antiquisant" de Gérard. Elle y apparaît dans toute sa langueur, légèrement courbée... Une icône du XIXème siècle, éternellement belle. Bien après sa mort, d’autres artistes continuèrent à réaliser des portraits plus ou moins réalistes de cette figure artistique qui avait le talent de son entourage et savait maîtriser son image.

Moderne, absolument moderne ?

Par Magritte

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29 septembre 2008

"Non Jeff, t'es pas tout seul !"



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Non, vraiment pas tout seul. Le conflit Jeff Koons vs Louis XIV fait décidément recette. Les parisiens retournent à Versailles pour l'occasion et cohabitent dans les files d'attente avec les touristes du monde entier... Ah si chacun s'était donné la main, quelle belle performance cela aurait été et quel beau geste pour la paix dans le monde !
Pour rappel : il y a quelques jours, je m'étais roulé par terre de rire (au mépris de toute hygiène) en lisant cette citation d'une japonaise en pleurs dans un quotidien gratuit : "Venir à Versailles était mon rêve. Et là, tout est gâché à cause de ce gros caniche violet". Au fond, je vous rassure, c'était nerveux. Car je la comprends un peu cette pauvre touriste venue réaliser son rêve. J'ai du coeur, oui, un peu!
Pour être franc, le scandale, la polémique, l'outrage aux bonnes moeurs et à la bienséance sont surtout de magnifiques coups de pubs...
Et je suis très sensible à la pub. Après une heure d'attente, nous voilà entrer dans le magnifique château de Versailles, bousculant ici et là des touristes logés aux premières places. Premier Koons, celui qui est flou ci-dessus (l'émotion) et super net ci-dessous (je me suis remis de mon émotion) : il s'agit d'une fleur.

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Après avois parcouru quelques salles, voici le FAMEUX caniche violet qui a humidifié bien des "kleenex" :

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Pas de quoi fouetter un chat, non?

Continuons avec quelques unes de ses oeuvres : le lapin, le Jackson et le homard.

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La galerie des glaces est bleue ...

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... le coeur est rouge

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et les aspirateurs de Marie-Antoinette?

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A mon sens, les oeuvres de Jeff Koons ne défigurent pas les salles du château. Elles permettent de créer la surprise et l'attente dans un lieu somme toute très connu. Mais l'aventure ne s'arrête pas là...

... à l'extérieur, la foule en délire attend les grandes eaux musicales

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Les premiers jets d'eau se font attendre avant qu'une jeune femme munie d'une lourde clef actionne les premières fontaines :

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Après le marathon des grandes eaux musicales, allons chez Marie-Antoinette, en compagnie d'un ange :

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Après le petit trianon, retour au château, déserté (enfin) pour un dernier Koons pour la route :

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Magnifique dimanche, non?

 

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08 septembre 2008

VAUX -lovely- COMTE


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"So lovely", dit l'américaine en couvant du regard son ticket d'entrée .. "So lovely" devant le jardin de Le Nôtre, "So lovely" devant un tableau. Mais, dites-moi, ne serait-il pas "lovely" ce château de Vaux-le-Vicomte  ?

Seule ombre au tableau, la météo. La douce pluie a incité le visiteur à enfiler le manteau de pluie en "kawette" et les godillots de vair. Un jour le soleil viendra... En attendant, si vous vous habillez en 12 ans (voire moins), il est possible d'emprunter des robes de princesse et des costumes de mousquetaire à l'entrée du château. Vive déception, la taille L n'existe pas. Ce dimanche, mon coeur d'Athos s'est fendu en un instant.

Pour reprendre l'histoire de Fouquet, je ferai simple : voulant épater le roi, il lui a présenté son gros château sous le nez. Ne jamais se moquer de la taille du château du roi ! C'est une règle pourtant simple.  Résultat : la disgrâce. Pour faire encore plus simple, il est arrivé la même chose à un autre très grand personnage historique : Geoffrey de Peyrac...

Trêves de plaisanterie : si Versailles est aussi beau, c'est que Vaux-le-Vicomte a essuyé les plâtres. Admirez (en silence, s'il vous plaît).

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Une fois l'intérieur du château quitté, le clou de la visite est à notre portée : les jardins somptueux et spectaculaires. Les distances paraissent rassurantes, mais il ne faut pas se fier aux apparences, le visiteur a bien fait de ne pas prendre ses pompes japonaises (les pauvres chéries craignant l'eau), la route est longue et truffée de surprises. Les "Ah", "Oh", et "Eh" ponctuent la balade. Le Nôtre était vraiment un génie. Oui, définitivement !

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Le jardin a une fin, somptueuse, empruntée à la statuaire napolitaine, le " Hercule Farnèse", déjà rencontré , mais ici en plus grand, le bonhomme est toujours aussi fourbu, mais quelle force contenue !


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Pour finir cette journée, finalement plutôt radieuse, ce cliché d'un oiseau voletant sur un plafond...

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Lovely, non?

 

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01 septembre 2008

Expansion ! Compression !


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Ancrés dans la mosaïque d'entrée de la Fondation Cartier, mes pieds chaussés à la "Onitsuka Tiger" en voient déjà de toutes les couleurs. Après ces premiers pas, le visiteur chaussé pour la circonstance découvre les pouces, mains et seins de César. Le bronze rivalise avec le baccarat et la résine; la couleur contraste avec violence avec les statues disposées tout autour de la fondation.

Muni du petit papier donné à la caisse, le visiteur découvre le vocabulaire de César : expansion (pour faire court : de grosses flaques de peinture avec coulure... oui, ça vous donne envie de découvrir)et compression (la casse arty pour voitures en fin de vie).

En entrée, des animaux imaginaires, menaçants et étonnants ont subi le feu du chalumeau de l'artiste. Jean Nouvel, scénographe de l'exposition et architecte de la fondation, les a chouchouté en les protégeant dans une caisse estampillée "fragile".

Après le monde animal, les empruntes humaines se déclinent dans toutes les tailles et toutes les couleurs; le prêt-à-porter artistique est à notre portée...

Vous aimez les pouces? Choisissez la version de 6 mètres de haut. Vous aimez encore plus les seins ? Optez pour le modèle orange fluo. Vous ne le regretterez pas.

Si le choix des seins est compréhensible (si, si !), celui du pouce nécessite explication de l'auteur : "l'idée du pouce m'a aussitôt amusé, car à l'école [...], j'avais appris que [...] César levait et baissait son pouce pour indiquer le sort réservé au gladiateur vaincu".

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Au sous-sol, les compressions de voitures se déclinent également dans toutes les gammes et à l'extérieur, une installation réinterprétée par Jean Nouvel, à l'origine "un mois de lecture des Bâlois", gigantesque compression de centaines de tonnes de journaux (ici des balles de papier parisien) :

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Après avoir vu tout ça, la sortie nous tendait les bras. Le jardin du Luxembourg aussi !

A la question : "si les vaches regardent les trains passer, que font les cerfs?", je vous propose cette réponse : ils arbitrent les matchs de Tennis ! Etonnant, non?

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20 octobre 2007

Fenêtre sur wagon II

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Et non, l'aventure ne s'arrête pas là. Les jours derniers ont été marqués par de grands moments de rassemblement populaire. Ceux-ci ont même permis de découvrir la nature profonde de l'homme. Ce dernier descend bien du poisson et plus particulièrement de la sardine en boîte. J'ai eu également le loisir d'assister à une attaque de Bus (champagne !  j'étais dedans...) : un cycliste a tenté une intrusion dans notre diligence, rien de moins... Probablement croyait-il que sa femme était montée dans le bus pour rejoindre son amant (et conducteur de bus) et non pour se frayer un chemin vers le "home sweet home". Toujours est-il qu'après avoir hurlé poliment (puis beaucoup moins) au chauffeur de descendre de son bus ("s'il était un homme"), il a décidé d'utiliser son vélo comme bélier pour ouvrir la porte. Après avoir fait le fier quelques instants, le chauffeur a eu de plus en plus de mal à s'arrêter aux stations suivantes... Un cycliste fou était bien lancé à sa poursuite. Au bout d'une dizaine de minutes de stress intense (pour le chauffeur...), de revendications légitimes de la part des passagers ("vous ne vous arrêtez plus ?"), l'Hélène de Troie capturée par la Ratp a fini par descendre. Nous étions bien embêtés pour elle... et soulagés pour le chauffeur (quelle belle solidarité !).
Par la suite, arrivé à bon port à la Défense, quel plaisir de nous retrouver tous sur un quai! Dans l'attente fébrile d'un métro, toujours serrés les uns contre les autres, nous avons pu écouter la conversation d'un agent RATP avec ses collègues qui, après nous avoir déclaré que "non, enfin, n'insistez pas, il ne faut pas monter dans le métro vide qui arrive" a tout bonnement oublié de couper son micro... "- Et tu fais quoi ce week end?  - bah, chais pas, c'est le bordel en ce moment! - y'a la finale, mais bon, on n'y est plus, alors, bon, chais pas...". Le portable a sonné, la conversation est devenue plus intime... La règle du précédent "fenêtre sur wagon" s'est vérifiée : sourires de connivence échangés, puis rires, puis "opinages de chef" (ah là là, quand même...sont marrants).
Pour finir, admirer cette photo de groupe prise ce fameux vendredi (je suis au centre, oui-oui, là...) :

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15 octobre 2007

Fenêtre sur wagon

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Deux écouteurs, des chansons, un roman, un journal, des converses, et des milliers de parisiens m'accompagnent sur le chemin du travail chaque matin. Parmi eux, les dernières belles humeurs de PJ Harvey et Jean-Louis Murat, les mauvaises humeurs de parisiens chaleureusement compressés et le délicieux bip qui sonne le rassemblement et la fermeture des portes (dont il ne faut pas gêner le déroulement, c'est ce qu'on dit!). Pour passer le temps et un agréable voyage, je conseille le jeu "fenêtre sur wagons" librement inspiré par l'oeuvre majeure de Hitchcock, "fenêtre sur cour". Ce jeu consiste à épier le manège matinal, les réveils difficiles, les modes, les romans lus (créons le box office des romans lus dans les transports!), les conversations politiques, publiques et privées, les médisances en tout genre et le pas de danse des doigts sur le minuscule clavier du portable. Un jour de réveil difficile, mes yeux sont tombés par inadvertance sur le portable de ma voisine en cours de rédaction d'un texte éminemment secret finissant par "je t'embrasse chaudement". Après avoir effacé ce dernier mot, jugé peut-être trop explicite et un brin provocateur (qui résisterait?), un "très fort" est venu le remplacer après de longues minutes de réflexion qui m'ont laissé tout attendri... Qu'on se le dise : le SMS est un outil stratégique où chaque mot doit être bien pesé. Qu'on se le dise aussi : le métro est un formidable laboratoire à humeurs régi par des règles précises. Il est normalement de bon ton de garder son regard dans un vide complet, il est prié de lire les décrets, les affiches, son journal sans trop le froisser. L'autorisation de croiser le regard de l'autre est donnée à partir d'un événement bien précis : panne, grêve, entrée d'un musicien interprétant "Besame mucho" d'une si singulière façon, zazie dans le métro, etc, etc...
Et parfois, quand rien d'intéressant ne se profile, on se met à rêver à l'album coréen "Jardin en sous-sol" de Seaonkyeong et à espérer que comme dans l'histoire, le balayeur du métro vienne déposer dans une des bouches d'aération des plantes qui en poussant redonnent le sourire et une bouffée d'air aux voyageurs...

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et on fredonne "dans les transports en commun" de Thomas Fersen en attendant une main verte...

Moi qui fait ce trajet
Les yeux fermés,

Distrait par un décret
Sans intérêt,
J'ai raté l'arrêt.
Ainsi je resterai
Pendu par la main
Dans les transports en commun.
 
Je finis ma nuit
Sur la barre d'appui,
Sauf si l'on prend mon pied
Pour un vieux papier.
Dans les courbes, les chromes
Aimantent les mains,
Mes doigts meurent sous la paume
De mon prochain.
 
"Robespierre", je vais m'asseoir,
"Danton", "Desmoulins",
Je traverse l'histoire
Sur un strapontin,
Une banquette de moleskine,
Un banc de sardine.
La foule
Est mon berceau.
 
Je me dépêche vers toi
À l'heure où l'on s'écrase.
Elle appuie de tout son poids,
Mais la foule est courtoise.
Je reçois l'accolade
Des camarades.
L'hiver, le froid l'est moins
Dans les transports en commun.
 
Je me rends, mains en l'air,
Par le funiculaire,
Vers la chaude prison
De ta combinaison.
Je poursuis mon rêve
Dans les transports en grève
Et le dernier cahot
Me réveille au dépôt.
 
Dans les transports en commun,
Les filles sont nerveuses.
Les hommes ont le pied marin
Et la main baladeuse.
Sur la banquette
Où je me jette,
Je tords, le temps est long,
Mon ticket de carton...
 
Car l'allure est modeste
À cause des travaux
Et mon cœur, sous ma veste,
Est un moineau.
Au hasard je rencontre
Le cadran d'une montre...
Si je te dis, en plus,
Que j'ai raté le bus.
 
Avec ce retard là
Tu ne m'ouvriras pas.
Autant faire demi-tour
Et remettre l'amour.
Dans le bois, je gratte
Nos deux prénoms
Avec la date
De péremption.
 
Dans les transports en commun...
 

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09 août 2007

Paris je te hais !

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Cruelle mode ces jours-ci : Paris suscite la détestation dans deux sorties : "2 days in Paris" de Julie Delpy et "La femme du Vème" de Douglas Kennedy. Un film et un roman qui chahutent la ville, la repeint de fond en comble en noir. Oui, comme l'a souligné une récente enquête, l'accueil à Paris est abominable. Voir et lire ces deux là vous le confirmeront.
"July" Delpy a totalement oublié ce qu'est Paris. Elle joue avec les clichés : les chauffeurs de taxi sont soit des obsédés sexuels, soit des fachistes, soit des crétins absolus. Elle revient à Paris avec son fiancé américain qui rencontre les plus horribles français de la création (les parents de Julie), se balade sur les marchés parisiens (transformés en abattoirs...) et découvre que Paris est de loin une des villes les plus horribles qui soit. Bienvenue les touristes !
Apprécié sur le coup (beaucoup de scènes drôles malgré tout), le film s'est enlaidi en y repensant. Très étrange. C'est plutôt le contraire, d'habitude...
Parlons du Douglas Kennedy, succès de librairie, dont les 100 premières pages font de paris un chicago glauque, très loin du Paris de carte postale... Il n'empêche que ce roman est excellent pour les vacances.

Ouf, Il nous reste "Ratatouille"... Paris vaut bien une messe culinaire  !

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25 juin 2007

Buller aux arènes

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Entre Jussieu et la place Monge se cache l'un des lieux les plus agréables de Paris, les restes d'un amphithéâtre romain construit au Ier siècle : les arènes de Lutèce. Lieu de combat impitoyable entre gladiateurs, ce "square", car il s'agit bien d'un "square", est devenu le point de raliement des habitants du quartier (avec enfants, précisons...) et un formidable espace pour goûter à la sociologie du quartier : les enfants portent des prénoms à la mode futur énarque-polytechnicien... "Oh, le petit Philibert a glissé sur un caillou... c'est Ferdinand qui avait mis le caillou sur le chemin de Philibert..." et le lundi, les nounous continuent d'emmener ces délicieux bambins, jusqu'à 18 h (car danse, piano, "4 heures" retardé, retour de "mâman"...).
Quand le soleil ose se montrer, je ne résiste pas : vautrer sur l'herbe, un livre en main, j'assiste entre deux pages au spectacle des nouveaux gladiateurs !


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29 janvier 2007

Objectif blue

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Au milieu d'échaffaudages vieux de trente ans, surplombant une petite place en pente, une fusée à carreaux s'élance vers le bleu infini d'Yves Klein...

Tintin est en sous-sol du centre Pompidou; l'espace d'Yves Klein est au 6ème ciel. Entre le belge et le français, de la clarté (l'une en ligne, l'autre en applat), du blanc dépressif (tintin au Tibet), du blue international Klein (en éponge, en peinture, sur des corps pressés sur des toiles comme la main sur la paroi), du vide (la nature en a horreur, moi aussi)... Le tout dans un musée, un dimanche après-midi.
Tintin pose le patte de milou sur les cratères de Klein... Le blanc se colore de rose, d'or et de bleu. Difficile d'effacer les traces.
Hergé, grand amateur d'art est parmi les siens à Pompidou. Klein n'est pas dépaysé; la plupart de ses oeuvres sont déjà présentées au centre. Le déplacement a été rapide.
Eternel regret relatif à Beaubourg : scénographie peu brillante pour les deux expositions. Beaucoup de bruits pour rien.
Oeuvres d'Yves Klein sous plexy (chouette je suis tout bleu...), une impression de vide matérialisé par une mise en valeur traditionnelle et peu inventive (du blanc...)
Pareil pour Tintin.
Au musée de la Marine, une expo sur "tintin et les bateaux" avait pu réjouir les 7-77 ans. Là, c'est un peu froid pour plaire.
Une des plus belles expos de ces derniers mois était celle d'Almodovar à la cinémathèque. Inventive ! Personnelle ! Interactive ! Plein les yeux !
Cela dit, quel plaisir d'avoir pu croiser à l'expo Klein cette somptueuse visiteuse...

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Pour cette raison, VIVE LE CENTRE POMPIDOU !

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03 septembre 2006

Le coup de feutre !

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Peu de temps avant sa mort, Marylin accepte de poser nue pour un photographe de Vogue, Bert Stern. Sans maquillage, son corps vient de subir une intervention chirurgicale. Une cicatrice figure de ce fait sur son ventre. Durant douze heures de séance photo, un rapport puissant, voire amoureux va s'installer entre eux. La tristesse du regard de Marylin se mue en hilarité ou en malice devant l'objectif du photographe. Malgré et à cause de la sensualité des clichés, Vogue les refusera. Une deuxième séance est organisée. Moins intéressante et plus habillée.
Peu de temps avant 15 h, nous avons attendu de pouvoir tenir la chandelle entre le modèle et son photographe. Par malchance, nous étions bien nombreux à souhaiter la tenir... Avec deux lycéennes au bavardage érudit aux trousses, nous avons esquivé chacune des têtes qui faisaient écrans. Et à l'arrivée, une véritable intimité sur grands formats. Outre des clichés d'une rare sensualité, certaines des oeuvres ont bénéficié d'une warholisation partielle ... les fleurs sont jaunies, teintées en rose...
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Autre aspect étonnant : certains clichés sont rayés d'une croix... signe de sélection sur la planche du photographe, qui agrandi, fait signe mortuaire...
Pourquoi ces photos au musée Maillol ? peut-être le hasard... mais, en visitant les collections permanentes du musée, il pourrait exister un lien entre les nus de Maillol et les photos de Stern ...
                                        Deux visions de la femme, deux époques...

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