ARNOlog

Journal peu intime...

20 octobre 2007

Fenêtre sur wagon II

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Et non, l'aventure ne s'arrête pas là. Les jours derniers ont été marqués par de grands moments de rassemblement populaire. Ceux-ci ont même permis de découvrir la nature profonde de l'homme. Ce dernier descend bien du poisson et plus particulièrement de la sardine en boîte. J'ai eu également le loisir d'assister à une attaque de Bus (champagne !  j'étais dedans...) : un cycliste a tenté une intrusion dans notre diligence, rien de moins... Probablement croyait-il que sa femme était montée dans le bus pour rejoindre son amant (et conducteur de bus) et non pour se frayer un chemin vers le "home sweet home". Toujours est-il qu'après avoir hurlé poliment (puis beaucoup moins) au chauffeur de descendre de son bus ("s'il était un homme"), il a décidé d'utiliser son vélo comme bélier pour ouvrir la porte. Après avoir fait le fier quelques instants, le chauffeur a eu de plus en plus de mal à s'arrêter aux stations suivantes... Un cycliste fou était bien lancé à sa poursuite. Au bout d'une dizaine de minutes de stress intense (pour le chauffeur...), de revendications légitimes de la part des passagers ("vous ne vous arrêtez plus ?"), l'Hélène de Troie capturée par la Ratp a fini par descendre. Nous étions bien embêtés pour elle... et soulagés pour le chauffeur (quelle belle solidarité !).
Par la suite, arrivé à bon port à la Défense, quel plaisir de nous retrouver tous sur un quai! Dans l'attente fébrile d'un métro, toujours serrés les uns contre les autres, nous avons pu écouter la conversation d'un agent RATP avec ses collègues qui, après nous avoir déclaré que "non, enfin, n'insistez pas, il ne faut pas monter dans le métro vide qui arrive" a tout bonnement oublié de couper son micro... "- Et tu fais quoi ce week end?  - bah, chais pas, c'est le bordel en ce moment! - y'a la finale, mais bon, on n'y est plus, alors, bon, chais pas...". Le portable a sonné, la conversation est devenue plus intime... La règle du précédent "fenêtre sur wagon" s'est vérifiée : sourires de connivence échangés, puis rires, puis "opinages de chef" (ah là là, quand même...sont marrants).
Pour finir, admirer cette photo de groupe prise ce fameux vendredi (je suis au centre, oui-oui, là...) :

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15 octobre 2007

Fenêtre sur wagon

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Deux écouteurs, des chansons, un roman, un journal, des converses, et des milliers de parisiens m'accompagnent sur le chemin du travail chaque matin. Parmi eux, les dernières belles humeurs de PJ Harvey et Jean-Louis Murat, les mauvaises humeurs de parisiens chaleureusement compressés et le délicieux bip qui sonne le rassemblement et la fermeture des portes (dont il ne faut pas gêner le déroulement, c'est ce qu'on dit!). Pour passer le temps et un agréable voyage, je conseille le jeu "fenêtre sur wagons" librement inspiré par l'oeuvre majeure de Hitchcock, "fenêtre sur cour". Ce jeu consiste à épier le manège matinal, les réveils difficiles, les modes, les romans lus (créons le box office des romans lus dans les transports!), les conversations politiques, publiques et privées, les médisances en tout genre et le pas de danse des doigts sur le minuscule clavier du portable. Un jour de réveil difficile, mes yeux sont tombés par inadvertance sur le portable de ma voisine en cours de rédaction d'un texte éminemment secret finissant par "je t'embrasse chaudement". Après avoir effacé ce dernier mot, jugé peut-être trop explicite et un brin provocateur (qui résisterait?), un "très fort" est venu le remplacer après de longues minutes de réflexion qui m'ont laissé tout attendri... Qu'on se le dise : le SMS est un outil stratégique où chaque mot doit être bien pesé. Qu'on se le dise aussi : le métro est un formidable laboratoire à humeurs régi par des règles précises. Il est normalement de bon ton de garder son regard dans un vide complet, il est prié de lire les décrets, les affiches, son journal sans trop le froisser. L'autorisation de croiser le regard de l'autre est donnée à partir d'un événement bien précis : panne, grêve, entrée d'un musicien interprétant "Besame mucho" d'une si singulière façon, zazie dans le métro, etc, etc...
Et parfois, quand rien d'intéressant ne se profile, on se met à rêver à l'album coréen "Jardin en sous-sol" de Seaonkyeong et à espérer que comme dans l'histoire, le balayeur du métro vienne déposer dans une des bouches d'aération des plantes qui en poussant redonnent le sourire et une bouffée d'air aux voyageurs...

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et on fredonne "dans les transports en commun" de Thomas Fersen en attendant une main verte...

Moi qui fait ce trajet
Les yeux fermés,

Distrait par un décret
Sans intérêt,
J'ai raté l'arrêt.
Ainsi je resterai
Pendu par la main
Dans les transports en commun.
 
Je finis ma nuit
Sur la barre d'appui,
Sauf si l'on prend mon pied
Pour un vieux papier.
Dans les courbes, les chromes
Aimantent les mains,
Mes doigts meurent sous la paume
De mon prochain.
 
"Robespierre", je vais m'asseoir,
"Danton", "Desmoulins",
Je traverse l'histoire
Sur un strapontin,
Une banquette de moleskine,
Un banc de sardine.
La foule
Est mon berceau.
 
Je me dépêche vers toi
À l'heure où l'on s'écrase.
Elle appuie de tout son poids,
Mais la foule est courtoise.
Je reçois l'accolade
Des camarades.
L'hiver, le froid l'est moins
Dans les transports en commun.
 
Je me rends, mains en l'air,
Par le funiculaire,
Vers la chaude prison
De ta combinaison.
Je poursuis mon rêve
Dans les transports en grève
Et le dernier cahot
Me réveille au dépôt.
 
Dans les transports en commun,
Les filles sont nerveuses.
Les hommes ont le pied marin
Et la main baladeuse.
Sur la banquette
Où je me jette,
Je tords, le temps est long,
Mon ticket de carton...
 
Car l'allure est modeste
À cause des travaux
Et mon cœur, sous ma veste,
Est un moineau.
Au hasard je rencontre
Le cadran d'une montre...
Si je te dis, en plus,
Que j'ai raté le bus.
 
Avec ce retard là
Tu ne m'ouvriras pas.
Autant faire demi-tour
Et remettre l'amour.
Dans le bois, je gratte
Nos deux prénoms
Avec la date
De péremption.
 
Dans les transports en commun...
 

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09 août 2007

Paris je te hais !

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Cruelle mode ces jours-ci : Paris suscite la détestation dans deux sorties : "2 days in Paris" de Julie Delpy et "La femme du Vème" de Douglas Kennedy. Un film et un roman qui chahutent la ville, la repeint de fond en comble en noir. Oui, comme l'a souligné une récente enquête, l'accueil à Paris est abominable. Voir et lire ces deux là vous le confirmeront.
"July" Delpy a totalement oublié ce qu'est Paris. Elle joue avec les clichés : les chauffeurs de taxi sont soit des obsédés sexuels, soit des fachistes, soit des crétins absolus. Elle revient à Paris avec son fiancé américain qui rencontre les plus horribles français de la création (les parents de Julie), se balade sur les marchés parisiens (transformés en abattoirs...) et découvre que Paris est de loin une des villes les plus horribles qui soit. Bienvenue les touristes !
Apprécié sur le coup (beaucoup de scènes drôles malgré tout), le film s'est enlaidi en y repensant. Très étrange. C'est plutôt le contraire, d'habitude...
Parlons du Douglas Kennedy, succès de librairie, dont les 100 premières pages font de paris un chicago glauque, très loin du Paris de carte postale... Il n'empêche que ce roman est excellent pour les vacances.

Ouf, Il nous reste "Ratatouille"... Paris vaut bien une messe culinaire  !

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25 juin 2007

Buller aux arènes

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Entre Jussieu et la place Monge se cache l'un des lieux les plus agréables de Paris, les restes d'un amphithéâtre romain construit au Ier siècle : les arènes de Lutèce. Lieu de combat impitoyable entre gladiateurs, ce "square", car il s'agit bien d'un "square", est devenu le point de raliement des habitants du quartier (avec enfants, précisons...) et un formidable espace pour goûter à la sociologie du quartier : les enfants portent des prénoms à la mode futur énarque-polytechnicien... "Oh, le petit Philibert a glissé sur un caillou... c'est Ferdinand qui avait mis le caillou sur le chemin de Philibert..." et le lundi, les nounous continuent d'emmener ces délicieux bambins, jusqu'à 18 h (car danse, piano, "4 heures" retardé, retour de "mâman"...).
Quand le soleil ose se montrer, je ne résiste pas : vautrer sur l'herbe, un livre en main, j'assiste entre deux pages au spectacle des nouveaux gladiateurs !


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29 janvier 2007

Objectif blue

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Au milieu d'échaffaudages vieux de trente ans, surplombant une petite place en pente, une fusée à carreaux s'élance vers le bleu infini d'Yves Klein...

Tintin est en sous-sol du centre Pompidou; l'espace d'Yves Klein est au 6ème ciel. Entre le belge et le français, de la clarté (l'une en ligne, l'autre en applat), du blanc dépressif (tintin au Tibet), du blue international Klein (en éponge, en peinture, sur des corps pressés sur des toiles comme la main sur la paroi), du vide (la nature en a horreur, moi aussi)... Le tout dans un musée, un dimanche après-midi.
Tintin pose le patte de milou sur les cratères de Klein... Le blanc se colore de rose, d'or et de bleu. Difficile d'effacer les traces.
Hergé, grand amateur d'art est parmi les siens à Pompidou. Klein n'est pas dépaysé; la plupart de ses oeuvres sont déjà présentées au centre. Le déplacement a été rapide.
Eternel regret relatif à Beaubourg : scénographie peu brillante pour les deux expositions. Beaucoup de bruits pour rien.
Oeuvres d'Yves Klein sous plexy (chouette je suis tout bleu...), une impression de vide matérialisé par une mise en valeur traditionnelle et peu inventive (du blanc...)
Pareil pour Tintin.
Au musée de la Marine, une expo sur "tintin et les bateaux" avait pu réjouir les 7-77 ans. Là, c'est un peu froid pour plaire.
Une des plus belles expos de ces derniers mois était celle d'Almodovar à la cinémathèque. Inventive ! Personnelle ! Interactive ! Plein les yeux !
Cela dit, quel plaisir d'avoir pu croiser à l'expo Klein cette somptueuse visiteuse...

cruella

Pour cette raison, VIVE LE CENTRE POMPIDOU !

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03 septembre 2006

Le coup de feutre !

                                  Marilyn2

Peu de temps avant sa mort, Marylin accepte de poser nue pour un photographe de Vogue, Bert Stern. Sans maquillage, son corps vient de subir une intervention chirurgicale. Une cicatrice figure de ce fait sur son ventre. Durant douze heures de séance photo, un rapport puissant, voire amoureux va s'installer entre eux. La tristesse du regard de Marylin se mue en hilarité ou en malice devant l'objectif du photographe. Malgré et à cause de la sensualité des clichés, Vogue les refusera. Une deuxième séance est organisée. Moins intéressante et plus habillée.
Peu de temps avant 15 h, nous avons attendu de pouvoir tenir la chandelle entre le modèle et son photographe. Par malchance, nous étions bien nombreux à souhaiter la tenir... Avec deux lycéennes au bavardage érudit aux trousses, nous avons esquivé chacune des têtes qui faisaient écrans. Et à l'arrivée, une véritable intimité sur grands formats. Outre des clichés d'une rare sensualité, certaines des oeuvres ont bénéficié d'une warholisation partielle ... les fleurs sont jaunies, teintées en rose...
                                       Stern06

Autre aspect étonnant : certains clichés sont rayés d'une croix... signe de sélection sur la planche du photographe, qui agrandi, fait signe mortuaire...
Pourquoi ces photos au musée Maillol ? peut-être le hasard... mais, en visitant les collections permanentes du musée, il pourrait exister un lien entre les nus de Maillol et les photos de Stern ...
                                        Deux visions de la femme, deux époques...

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27 août 2006

Musée blanc sur fond blanc

parienteAu pied de la tour Montparnasse se cache le charmant musée Bourdelle qui présente les sculptures de l'artiste Antoine Bourdelle, un des héritiers de Rodin. Le musée est composé de plusieurs petits bâtiments et cours : son atelier, le hall des plâtres, un espace réalisé en 1992 par Christian Portzamparc et quatre salles occupées en ce moment par l'oeuvre de Laurent Pariente : un labyrinthe blanc, composé d'un seul tenant et couvert de craie... intriguant au beau milieu de ce musée à la conception plutôt classique ! Le minimalisme de Laurent Pariente contraste avec la complexité des oeuvres de Bourdelle. Les parois lisses de Pariente mettent en fait magnifiquement en valeur les trois statues rencontrées au cours de la ballade dans le labyrinthe... Il s'agit avant tout d'une rencontre entre l'art contemporain et l'art du début du XXème siècle. Mais, c'est aussi un retour aux murs blancs comme support privilégié de l'art, en tant que scénographie idéale. Actuellement au pavillon de l'Arsenal, une exposition regroupe des muséographies d'expositions célèbres. La mise en valeur de l'Art serait-elle érigée en oeuvre d'art? Il est en fait plus facile de considérer l'oeuvre de Pariente comme le complément des statues de Bourdelle... une muséographie énigmatique en somme...

Une scénographie peut-elle être considérée comme une oeuvre d'art?

En lisant le livre d'or, j'ai été assez marqué par les témoignages extrèmes que cette confrontation pouvait engendrer : outre les messages bien trop haineux pour figurer ici, beaucoup ont du mal à accepter la confrontation de ces deux formes artistiques. Récemment, un autre artiste, Felice Varini, a strillé le musée de lignes rouges... cette expo a choqué encore plus les "amis" du musée Bourdelle, havre de paix ... "qu'il reste ainsi!!!"

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Pour quelques infos : www.bourdelle.paris.fr/

Posté par arnolog à 21:45 - Expo et Paris - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 août 2006

Le jour de la concorde !

cc_monet012Toujours le mois d'août, toujours envie de rester touristes dans notre propre ville... mais cette fois-ci, les flaques prennent de plus en plus de places au sol, les touristes arborent de magnifiques parapluies, seules couleurs mouvantes dans le gris paysage parisien. Les japonaises craignent la pluie, évitent les flaques avec distinction. Les Japonais essuient régulièrement l'objectif de leur appareil.

Le soleil avait inspiré les arts premiers. La pluie nous a mené à la Concorde devant un choix : deux bâtiments jumeaux, deux possibilités !

Un accord est trouvé : nous visiterons les deux : le musée de l'orangerie et la Galerie du jeu de Paume (l'art du XIX ème contre l'art actuel).

Le musée de l'orangerie a été magnifiquement remanié autour des "Nymphéas" (grandes toiles que Monet a transformé en papier peint afin d'éviter tout changement futur dans la configuration du musée). Les "nymphéas" ont retrouvé la lumière naturelle et sont entourés d'un bâtiment en béton brut du plus bel effet. Le reste de la collection est composé d'oeuvres de Soutine, Renoir, Picasso, Modigliani, Derain... toutes présentées sur des murs unis et de couleurs différentes et "acidulées". Très intéressant de retrouver certaines oeuvres de Picasso ou de Matisse encadrées à l'ancienne (cadre doré en stuc) ou des Renoir ou Cézanne sur un mur de béton... L'ensemble est vraiment réussi. Un petit film reprend l'historique de ce projet... Passionnant !

Deuxième bâtiment : la rétrospective Cindy Sherman

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La galerie de Jeu de Paume présente régulièrement des expos photos. Le bâtiment ressemble beaucoup au précédent. Mais là, pas de touristes...

L'expo reprend les oeuvres les plus importantes de cette photographe qui confronte son image à des sujets très divers, se mettant en scène dans des oeuvres très riches. Ses premières photos (en noir et blanc) sont conçues comme des instantanés de scènes cinématographiques. Chacun peut s'imaginer le contexte. Cindy Sherman manie l'absurde, la sociologie, l'histoire en destabilisant et en renvoyant le visiteur  à des stéréotypes connus et des références cinématographiques mais aussi tout simplement culturelles (la figure du clown, les poupées).

Après deux expositions aussi riches, mes jambes ont failli me trahir, les flaques ont été difficilement évitées, le métro a été trouvé.

Deux couples s'installent dans la rame de métro, l'un derrière l'autre, comme deux bâtiments de la concorde. Les deux s'embrassent au même moment... L'un des deux a des chaussures asics, des parapluies, n'est pas assez vêtu pour un mois d'août et a des images du XIXème et du XXème en tête...

C'est bien paris au mois d'août... avec ou sans pluie !   

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07 août 2006

Le jardin vertical et un monde très horizontal...

2005MuseeDuBranlyParis_postcardLe mois d'août : pas assez de parisiens pour ne pas se sentir touriste... En sortant du métro Bir Hakem, aucun panneau ne nous indiquait le fameux musée du quai Branly, futur musée Chirac, gloire de Jean Nouvel, lieu de tous les continents, de la rencontre des cultures et de visiteurs qui, paraît-il, ne se rendaient que très peu dans les musées avant cet édifice.

Pas de panneau donc... Mais une file d'attente d'environ 1h30 (oui, c'est dimanche, le premier du mois, gratuité!). A l'arrivée : quels sentiments?

Vu de l'extérieur, le jardin vertical est une merveille et peut-être la seule idée géniale de ce musée. L'autre jardin, lui, doit être magnifique la nuit et dans quelques années. Le bâtiment de Jean Nouvel sur piloti est enlaidi par ces cubes de couleur...

Une fois entré dans le bâtiment (1h30 après), un hall d'une blancheur immaculée et un totem d'une taille exceptionnelle nous accueillent. Nous montons (en pente douce) une rampe d'accès plutôt longue parsemée de projections vidéos au sol et arrivons dans "la rivière", long couloir traversant l'ensemble du musée aux parois de fausse "glaise" avec des reliefs et inscriptions en braille. 

Une fois au sommet, les collections sont magnifiques... mais moins belles que dans leur précédente habitation : c'est malheureux de regretter le Musée des arts d'Afrique et d'Océanie de la Porte dorée, mais ce fut le cas. La conception muséographique est celle du cabinet de curiosité. Les oeuvres sont juxtaposées les unes à côté des autres et très peu éclairées. La scénographie n'est pas claire : elle oscille entre ethnographie et art. Les oeuvres sont classées par continent (conception artistique) et ne favorise pas la rencontre des cultures... Seule l'expo "Qu'est-ce qu'un corps? semble conçue pour répondre à ces attentes...

Bref, une grande déception. Le musée ne rend pas justice à ces collections magnifiques...

Pourquoi ne pas s'être inspiré du musée Guimet?

Posté par arnolog à 11:24 - Expo et Paris - Commentaires [1] - Permalien [#]



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