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Journal peu intime...

27 avril 2008

Le bleu des palmiers

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A
près la tempête déclenchée par l'intense place Jemaa el Fna, le calme de ce troisième épisode nous fera le plus grand bien. Sous un soleil vigoureux, quittons la médina de Marrakech pour la ville nouvelle et le jardin Majorelle : des palmiers, des cactus encadrés de bleu et d'eau. Idéal pour le rafraîchissement du touriste, remarquable pour ceux qui rêvent de se balader dans une aquarelle... Dans ce jardin créé par le peintre français Jacques Majorelle et racheté par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé, une peinture bleue (ressemblant à s'y méprendre au Blue international Klein...) est l'écrin d'une magnifique végétation. Le pinceau du jardinier accompagne une nature verdoyante. Le contraste est magnifique.

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Au bleu s'ajoute le jaune et le vert des pots... La palette est complète. Couleurs naturelles et artificielles s'accompagnent dans une parfaite harmonie.

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Retour dans la médina pour le prochain épisode...

Posté par arnolog à 11:57 - Voyage - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 avril 2008

Ici, la place

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Effervescence pour ce deuxième épisode, imaginez-vous au coeur de la place Jemaa el Fna. Au coucher du soleil la place est envahie par une foule occupée à écouter des contes, à regarder des serpents charmés et à déguster des oranges pressées. La foule se groupe, se disperse par endroits, s'agglomère autour d'épaisses fumées noires que dégagent les grillades que l'on déguste sur des bancs entourant une échoppe. Les rabatteurs des restos guettent, des voitures slaloment, les motos klaxonnent. Au milieu, des groupes s'organisent. La place est à géométrie variable. Pas de trace au sol. Tout est éphémère, c'est ça qui est inscrit au patrimoine mondial par L'unesco, l'immatériel. Tout est bien trop institutionnalisé (selon des habitants de Meknès). Le théâtre se joue pourtant à guichet ouvert chaque soir... Ici, la place !

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Pour l'ambiance, écoutez l'interprétation de Jimmy Page et Robert Plant de deux chansons de leur album "no quarter" sur cette même place.

A bientôt pour le troisième épisode ! 

 

Posté par arnolog à 15:13 - Voyage - Commentaires [3] - Permalien [#]

14 avril 2008

Les coussins de Marrakech

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Aujourd'hui, jour de pluie, j'entame une nouvelle série rocambolesque, esquisses d'un voyage récent au Maroc. Premier volet donc !
30° au compteur le jour, le soleil écrasant la tête, rougissant le nez et le front, ainsi que les zones dites du "touriste" : avant-bras, haut du coup, nuque... Zone épargnée et témoin du temps parisien : sous la montre (entre autres...)! Un véritable choc thermique.
Effondré la nuit, après des journées à user mes chaussures de marche dans les ruelles des médinas à la recherche de la place "Jemaa el fna" perdue.
Voici donc une nouvelle aventure à Marrakech, Fès, Meknès, Volubilis et Séfrou.
Tout d'abord, pourquoi le Maroc? parce qu'il est le pays du stuc, du décor finement carrelé, du thé à la menthe servi sous un oranger en attendant de déguster des tagines sous un citronnier... parce qu'une amie (qui se reconnaîtra) m'a très souvent parlé de ce pays.
Parce que (mais est-ce avouable?)Je rêvais de vacances vautré sur un grand coussin dans un riad marocain au bord d'une bassin (un peu Haroun el Poussah en voyage officiel au Maroc en somme...).

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A l'arrivée, peu de repos ! Première étape de cette ballade marocaine : Marrakech. Après le passage en douane, la découverte d'un aéroport modeste derrière et ostentatoire devant, nous grimpons dans une vieille Mercédes blanche (grand taxi) qui tenta de se frayer un chemin dans les méandres de la médina de Marrakech, esquivant de nuit les enfants, les étals, les chats... avant de nous laisser à un coin de rue nous livrant sans vergogne à un homme à brouette pour la valise puis à deux adolescents qui nous ont mené à la porte de notre riad des mille et une nuits.
A noter et c'est un conseil, évitez la valise à roulettes à Marrakech (bruits sur les pavés peu discrets). A l'avenir, c'est décidé, le sac à dos s'impose. On est roots ou pas.

Après un premier thé à la menthe, la découverte de la médina by night et un dîner se sont imposés. Heureusement, notre hôte s'est proposé de nous guider dans le labyrinthe (aller-retour, ouf). Voici le plan de la médina de Marrakech légèrement schématisé :

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Le point rouge représente la place du Riad dans la Médina... Pensez (et c'est encore un conseil) à éviter le minotaure. La place Jemaa el Fna s'est offerte à nous de nuit : première dégustation de tagine avec vue sur l'agitation... On en reparlera !

P.S : A propos, NB : la photo en ouverture représente la mosquée de Marrakech.

Posté par arnolog à 09:23 - Voyage - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

Colombey-les-deux-plages

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Suite à l’échec électoral de son parti, le général de Gaulle entame en 1955 sa fameuse "traversée du désert". C’est cet homme, les pieds dans le sable, retiré pour écrire ses mémoires, que Jean-Yves Ferri dessine dans son nouvel album, De Gaulle à la plage.

Petite différence notable : L’auteur a choisi (et c’est son droit) de nous raconter la traversée de la plage du grand homme. Pourvu pour l’occasion de magnifiques tongs prises sur l’ennemi viêt, d’un aide de camp haut comme trois pommes, d’une épouse jalouse (Yvonne), et de sa descendance (un adolescent travaillé par ses hormones), le Général de Gaulle observe les éléments et goûte aux joies du farniente... Mais la tranquillité a ses limites et le tableau de famille ne serait totalement complet si on omettait de parler du chien, capture de guerre et rejeton du chien-loup d’Hitler. Son nom ? Wehrmacht ! Son aboiement ? Reich ! L’ennemi est encore tapi dans l’ombre.

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Quel est le plan d’attaque de cette fine équipe ? écriture de ses mémoires, baignades autorisées, crises d’égo avec Churchill et ... romance avec une magnifique naïade ! Selon la presse, Grace Kelly aurait même succombé aux avances du Général.

Très fantaisiste et drôle, cet album de Jean-Yves Ferri aux résonances très contemporaines, est constitué de courtes histoires en strips. La forme rappelle beaucoup la série "Retour à la Terre"qu’il a aussi réalisé avec Manu Larcenet.

Jean-Yves Ferri écrit et dessine seul ce volume et nous fait espérer une suite. Avec d’autres présidents ?

Posté par arnolog à 11:39 - Livres - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

Entre Scott et Echo

Voici le nouveau projet du leader d'Arctic Monkeys fortement influencé par le grand Scott Walker et les moins grands de Echo and the Bunnymen : the last shadow puppets avec leur premier single, the age of understatement!

Posté par arnolog à 11:53 - Musique - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 avril 2008

Carré noir sur fond noir

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Fermons les yeux pour lire, frôlons du doigt les couleurs que nous présente Thomas, glissons sur le braille pour atterrir ensuite sur la partie la plus sensible et la plus difficile à appréhender : les illustrations. Depuis Rimbaud, nous savons que les voyelles portent des couleurs... Ici un cerf volant représente le bleu du ciel, des plumes le jaune d’un poussin, l’herbe fraichement coupée évoque au jeune Thomas la couleur verte. Thomas ne voit pas. Il ressent ce qu’il ne peut voir. Les autres sens en éveil, il évoque le goût et le parfum des couleurs.

Ouvrons les yeux, le noir brillant du braille et des illustrations contraste subtilement avec le fond noir de la page. En 1918, Malevitch réalise un acte artistique sans précédent en peignant "le carré blanc sur fond blanc" : du blanc peint dans le sens horizontal, puis vertical pour distinguer le carré du fond de la toile. 90 ans plus tard, Menena Cottin et Rosana Faria réalisent un album noir sur fond noir. Le relief et la brillance permettent de distinguer les formes et incitent au toucher (c’est autorisé !). Album émouvant et superbe, le livre noir des couleurs est d’une grande richesse poétique. Il interroge notre environnement (pourquoi se contenter de voir les couleurs quand on peut les sentir et les associer à des sensations ?) et aborde le thème de la cécité avec subtilité. Album pour voyants et non voyants, il mêle le braille aux lettres blanches du texte.

Apportons en guise de conclusion, la dernière touche noire au tableau : "Pour Thomas, la plus belle des couleurs, c’est le noir. Il trouve qu’il a la douceur rassurante de la soie quand sa mère l’embrasse et qu’elle l’enveloppe dans sa chevelure"

Posté par arnolog à 17:20 - Livres - Commentaires [0] - Permalien [#]



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